Rénovation : il transforme sa maison classée G en B, voici les travaux de rénovation les plus efficaces pour augmenter son DPE

Rénovation : il transforme sa maison classée G en B, voici les travaux de rénovation les plus efficaces pour augmenter son DPE

Passer d'une étiquette G à B est un défi de taille. Isolation des parois, choix des matériaux et extension de surface : découvrez les étapes clés de cette métamorphose qui a permis de transformer une maison ancienne en un cocon confortable et économe en énergie.

Au cœur de Lyon, une transformation radicale s'est opérée. En l'espace de quelques mois, d'impressionnants travaux ont permis à une passoire énergétique de se muer en une maison classée B.

L'impressionnante métamorphose a commencé par une déconvenue : la maison "était largement surévaluée", se souvient Yoni Buchsbaum, marchand de biens. Plantée à Monplaisir, quartier résidentiel "prisé" de la ville, la maison est bien située et pourrait convenir à une famille, mais voilà, elle est classée G, la pire classe énergétique en France.

Il y a beaucoup à refaire : "sur le plan technique, la maison est en mâchefer, matériau robuste issu de l'industrie sidérurgique, très utilisé au début du XXe siècle", précise Yoni Buchsbaum. C'est un composant qui possède une très bonne inertie : quand il fait très chaud dehors, la chaleur met du temps à pénétrer. "En revanche, c'est absolument nul en termes d'isolation", ajoute-t-il.

Yoni Buchsbaum constate également que la maison est "relativement peu adaptée aux attentes des nouveaux acquéreurs", notamment en raison de sa surface insuffisante, 75 mètres carrés. Bref, tout est à refaire.

L'homme engage des travaux pour isoler la maison par l'intérieur. "C'est bien adapté au mâchefer afin de préserver la respiration des murs". Suivent ensuite l'isolation des planchers bas et des combles, le remplacement des menuiseries, la création d'un chauffage au sol et la mise en place d'un système de rafraîchissement passif. "La priorité, dans ce type de rénovation, est d'isoler toutes les parois en contact avec l'extérieur : planchers bas, toiture, murs", insiste-t-il.

Les résultats sont immédiats. La maison quitte la classe G pour atteindre la classe B. Les déperditions thermiques sont fortement réduites, la sensation de paroi froide disparaît et la température devient plus homogène. Le système de rafraîchissement passif permet d'abaisser la température intérieure de 4 à 5 degrés en période estivale. "Ce n'est pas une climatisation à proprement parler, mais cela suffit souvent à rendre l'habitat confortable l'été", précise le marchand de biens.

Parmi les leviers les plus efficaces, "l'isolation des combles et de la toiture est l'un des investissements les plus rentables en termes de rapport coût/performance", souligne Yoni Buchsbaum. Pour l'isolation des combles, l'homme insiste sur un point : le confort d'été.

"Pour les travaux de rénovation, les propriétaires accordent une place très importante au confort d'hiver. Or, dans de nombreuses régions, la vraie question devient celle du confort d'été. Si l'on se contente, par exemple, de souffler de la laine de verre, solution répandue parce qu'elle est peu coûteuse, le gain est limité face aux fortes chaleurs." Yoni Buchsbaum préfère l'ouate de cellulose.

Les planchers bas, souvent négligés, jouent également un rôle majeur : "une maison mal isolée par le sol conserve une sensation de froid permanente, même lorsque le thermomètre affiche une température correcte". La ventilation, enfin, contribue à homogénéiser les températures et à réguler l'humidité, facteur déterminant dans la perception du confort.

Au-delà de la performance énergétique, la maison devait gagner en surface pour répondre aux standards actuels du marché. Une extension de 25 m² sur deux niveaux est créée. Au rez-de-chaussée, elle permet d'agrandir la pièce de vie. À l'étage, une suite parentale complète voit le jour, avec chambre, salle d'eau et dressing. Coût total des travaux : 250 000 euros. Vendue en avril 2024, 470 000 euros, la maison est affichée au prix de 877 000 euros.

 

Yoni Buchsbaum, également fondateur de la MDB Academy, le rappelle : "Dans un projet de rénovation énergétique, il ne faut surtout pas foncer tête baissée", rappelle le marchand de biens. Avant d'engager les travaux, un diagnostic précis est réalisé, comme "un médecin face à un patient". Année de construction, principe constructif, nature des soubassements, composition des murs : chaque paramètre est passé au crible.