Les freelances ubérisent les SSII !

La digitalisation de l'économie touche tous les secteurs et s'attaque aujourd'hui à celui des SSII/ESN. Une véritable révolution dans le domaine de la prestation de services. Qui mène la révolte ? Les freelances.

La digitalisation de l'économie touche tous les secteurs et s'attaque aujourd'hui à celui des ESN, anciennement SSII. Outre et les projets au forfait et les TMA, l'un des piliers du modèle économique du secteur est l'assistance technique. 

Un mot sur l'AT

Pour vulgariser, cela consiste à embaucher un expert (souvent dans le secteur de l'informatique) et à le déléguer à plein temps chez des clients sur des missions d'une durée maximale de 3ans. L'ESN facture son consultant à la journée travaillée, on parle de TJM (Tarif Journalier Moyen). Une fois la mission terminée, le consultant nouvellement disponible est en "intercontrat" et les commerciaux de l'ESN ont pour tâche de lui retrouver une nouvelle mission chez un autre client qui validera le consultant à l'issue d'une "présentation" assez semblable à un entretien d'embauche en présence du commercial. Le marché  est énorme : on compte environ 200 000 consultants répartis parmi 3 000 ESN.

Une alternative aux ESN : le freelancing

La forte pénurie de profils formés aux métiers de l'informatique se traduit par un marché de l'emploi inversé dans ce secteur, les candidats ont l'embarras du choix dans les propositions d'embauche et sont en position de force pour imposer leurs conditions. Certains consultants ont fait le choix du freelancing, on parle de consultants indépendants. Affiliés à aucune ESN ils choisissent eux mêmes leurs mission et fixent leurs tarif, problème : les services achats des grands groupes "référencent" un panel limité de fournisseurs de prestataires informatique pour, entre autre, négocier des tarifs avantageux. Les consultants indépendants sont donc contraints d'être portés commercialement par des ESN référencées pour accéder aux plus grosses entreprises, les clients ne sont généralement pas au courant que le consultant proposé est indépendant et le consultant ne connait pas le tarif journalier auquel il est vendu.

L'émergence des ESNI

Face à ce constat, un nouveau type d'ESN, les ESNI (Entreprises de Services du Numérique Innovante) émerge. Ces sociétés jouent la carte de la transparence, ne salarient aucun consultant et propose uniquement à ces clients des freelances qu'elles connaissent et qu'elles fédèrent. Ce modèle économique, proche de celui du management de transition, a le vent en poupe poussé par le nombre croissant de freelances (+11% par an dans l'informatique) et des politiques visant à favoriser des alternatives plus flexibles que le CDI (portage salarial, micro-entrepreneurs, etc). LeHibou, qui se positionne comme la première ESNI de France propose aussi une plateforme en ligne présentant les dizaines de milliers de consultants en recherche de mission en AT. Les clients peuvent présélectionner en ligne les consultants qui les intéressent le plus ou bien transmettre leur recherche aux équipes RH en interne qui vont s'occuper du matching et mener les entretiens de préqualification à la place du client.
Cette nouvelle offre intéresse particulièrement les grands comptes qui ont des difficultés à trouver des consultants et qui peuvent de moins en moins se passer de la manne grossissante des consultants indépendants représentant pas moins de 10% des consultants informatiques à l'heure actuelle.

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