2019, l’année des données au service des écosystèmes numériques

Nous vivons actuellement une période des plus captivantes sur le plan technologique, où l’innovation règne en maitre : 5G, intelligence artificielle, machine learning, cloud, ou encore blockchain…

Toutes ces innovations sont autant de données collectées par les entreprises. On estime d’ailleurs que d’ici 2020, le volume de données devrait atteindre 44 trillions de gigaoctets. Une source unique pour les entreprises au service de l’innovation et l’amélioration de leurs opérations.

 
Les technologies immersives au service du quotidien
 

Domotique, objets connectés, voitures intelligentes... Les assistants virtuels continuent d’investir le marché du grand public. Ils assimilent les préférences du consommateur et, sans même le solliciter, sont en mesure de lui fournir du contenu et des informations sur la base des précédentes interactions. Une intelligence artificielle qui sera d’ici peu amenée à fusionner avec la réalité virtuelle/augmentée au sein de l’habitat pour créer des expériences résolument immersives, à l’image d’un sous-chef virtuel qui aiderait à la préparation d’un repas pour la famille. Le rapport à la santé sera lui aussi plus que jamais connecté, avec l’avènement d’appareils de suivi du bien-être encore plus intelligents qu’actuellement, capables de contrôler davantage de paramètres faciles à partager avec les professionnels de santé pour un suivi et des soins de meilleure qualité.

 

Ces nouveaux assistants feront également leur chemin sur le lieu de travail. Les ordinateurs et autres appareils du quotidien continueront à apprendre de nos habitudes, exécutant d’eux-mêmes les applications et services adéquats au moment le plus opportun. Les avancées réalisées dans le traitement automatique du langage naturel et les technologies vocales aboutiront à un dialogue plus efficace avec les machines, tandis que l’automatisation et la robotique seront synonymes de collaboration fluidifiée et accélérée, au service de la productivité. Enfin, les applications de réalité virtuelle/augmentée – avec leurs expériences immersives sur site et hors site – permettront de travailler en tout lieu et à tout moment avec un accès aux données en permanence.  

 
Passer à la vitesse supérieure avec la 5G
 

Depuis cet été, les opérateurs français sont entrés en phase d’expérimentation du réseau 5G, et cela devrait se poursuivre jusqu’en 2019. L’ARCEP parle d’ailleurs d’une commercialisation en France d’ici 2020 avec une ou deux villes tests qui seront d’ores et déjà équipées mi 2019.

 

Les premiers appareils compatibles avec la très attendue 5G, devraient être commercialisés dans le courant de l’année, permettant d’exploiter un réseau nouvelle génération qui s’annonce révolutionnaire en termes de vitesse et d’accessibilité. Sa faible latence et sa bande passante élevée entraîneront une multiplication des objets, véhicules et systèmes connectés... mais aussi des technologies d’IA, de machine learning et de traitement en périphérie du réseau, là où l’ensemble les données seront générées.

 

Dans un futur proche, les micro-hubs – ou petits datacenters – feront leur apparition dans la rue, permettant de collecter des informations en temps réel. Les villes seront plus connectées que jamais, donnant un nouveau souffle aux smart cities et aux infrastructures numériques qui devraient fleurir d’ici 2030. La 5G changera également la donne pour des secteurs tels que la santé et l’industrie, rendant possible le traitement et l’analyse en temps réel des données sur le terrain (plutôt que de transiter sans cesse par un cloud), pour ensuite les partager aux personnes adéquates.

 
La prévision des données pour toujours plus de cloud  
 

Le débat "cloud public vs cloud privé" va s’estomper,  car les entreprises prennent conscience de la nécessité de gérer efficacement chaque type de données traitées. Dans une récente étude menée par le cabinet IDC, plus de 80 % des répondants déclaraient rapatrier leurs données vers leurs clouds privés sur site, tendance qui devrait perdurer malgré une croissance attendue du cloud public.

 

La popularité grandissante des environnements multi-clouds accélérera le développement de l’automatisation, de l’intelligence artificielle et du machine learning. Ces technologies permettant de gérer, transférer et traiter les données au moment adéquat et à l’endroit voulu. Nous assisterons de fait à une multiplication des clouds liée à une distribution accrue des données. Ces dernières se trouvant en périphérie du réseau, au sein de systèmes de voitures autonomes ou d’usines intelligentes, dans des applications cloud native, dans des datacenters protégés sur site pour répondre aux nouvelles exigences en matière de mise conformité réglementaire et de confidentialité, et bien sûr dans du cloud public pour une multitude d’applications et services du quotidien.

 
Place à la génération Z
 

La génération Y devra faire de la place à la génération Z (ceux nés après 1995), qui fera son entrée dans le monde du travail dès l’année prochaine : quatre générations différentes cohabiteront désormais ! Verra alors se développer une diversité modes de vie et d’utilisation des technologies. 96 % des Z auront déjà fait usage de la technologie dans le cadre de leur apprentissage et bon nombre d’entre eux maîtriseront déjà les bases de la programmation et s’attendront à n’avoir que les meilleurs outils à leur disposition au travail.

 

L’arrivée de la génération Z conduira à une évolution des innovations au travail, tandis que les générations plus âgées se verront offrir davantage d’opportunités de formation à l’informatique et d’apprentissage. De plus en plus répandues, la réalité virtuelle et augmentée permettront d’apporter à la génération Z la vitesse et la productivité qu’elle exige.

 
Supply chain : plus robuste, plus intelligente et plus verte
 

Convaincues des bienfaits des pratiques durables, les entreprises iront encore plus loin dans suppression des déchets, intégrant au sein de leurs business model de nouvelles méthodes de valorisation et de recyclage en circuit fermé.

 

La traçabilité des chaînes d’approvisionnement sera quant à elle optimisée grâce à l’analyse et à l’exploitation de nouvelles technologies permettant d’identifier avec précision quels sont les parcours optimaux. La blockchain devrait aussi apporter sa contribution : gage de confiance et de sécurité dans l’approvisionnement, elle rassemblera une multitude d’informations et données sur les marchandises et les services tout au long du processus.

 

 

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