L'algorithme de LinkedIn en 2026 ne récompense plus les créateurs actifs mais les réponses utiles
Si votre portée LinkedIn a reculé ces derniers mois, ce n'est ni une anomalie, ni une lubie algorithmique passagère..
Il faut parfois accepter de dire les choses telles qu’elles sont. Sans drame, sans posture victimaire et sans chercher d’excuse confortable. Si votre portée LinkedIn a reculé ces derniers mois, ce n’est ni une anomalie, ni une erreur de calcul, ni une lubie algorithmique passagère.
LinkedIn n’a pas décidé de vous faire disparaître. Il a décidé de ne plus porter tout le monde. Ce n’est pas la même chose.
On entend beaucoup de plaintes. On lit beaucoup d’analyses rassurantes. On voit circuler des théories plus ou moins élaborées, parfois très techniques, souvent très pratiques… et presque toujours incomplètes. Elles ont toutes un point commun :
elles évitent soigneusement le cœur du sujet. Car la réalité est moins confortable, mais infiniment plus intéressante. LinkedIn n’a pas décidé de pénaliser des créateurs. Il a décidé de sélectionner des réponses utiles.
Quand publier suffisait encore
Jusqu’ici, publier suffisait. Être présent était déjà un signal. Être régulier tenait lieu de stratégie. Cela a produit une inflation de contenus. Des milliers de posts corrects, mais peu de posts nécessaires (ou intéressants on va plutôt le dire comme cela). LinkedIn a observé longtemps, puis il a tranché.
Depuis fin 2025, la plateforme ne fonctionne plus comme un système de diffusion. Elle fonctionne comme un système d’identification.
Elle ne demande plus : « Qui publie ? » Elle cherche à comprendre : « Qui peut répondre à quoi, pour qui, et dans quel contexte professionnel précis ? » Ce glissement est fondamental. Et il explique à lui seul l’essentiel de ce que vous observez aujourd’hui.
360Brew l'ia de Linkedin derrière l'algorithme
Imaginez un tout nouveau moteur, surnommé 360Brew par les équipes de LinkedIn, au lieu d’une suite de règles mécaniques, c’est un cerveau central qui analyse, relie et classe les contenus. So nom est 360Brew. Un nom presque sympathique pour quelque chose de très sérieux non ?. Ce n’est pas un algorithme « plus sévère », c’est un juste un algorithme plus adulte qui a appris des posts putaclics , des pseudos tips données en échange d'un petit commentaire.
360Brew n’est pas une couche technique supplémentaire. Il ne lit plus vos posts isolément. Il les relie entre eux. Il les met en perspective avec votre profil linkedin. Il observe les réactions qu’ils déclenchent et surtout celles qu’ils ne déclenchent pas. Il ne compte plus l’engagement, il qualifie son impact.
Ce que le l'algo regarde vraiment
Un like rapide n’est plus un signal fort. Un commentaire vide non plus. Une réaction automatique encore moins.(fini les pseudos pods d'engagements et c'est tant mieux !). Ce qui compte désormais c'est :
– le temps réel de lecture,
– la probabilité que le post soit enregistré,
– la qualité des commentaires,
– la cohérence entre ce que vous publiez et ce que vous prétendez maîtriser.
Rien de spectaculaire. Mais tout est décisif. Le système ne cherche pas à savoir si votre post a plu., Il veux savoir s’il a servi.
Le malentendu le plus répandu
Beaucoup continuent pourtant à publier comme avant. Avec application, bonne volonté et une certaine innocence. Ils multiplient les formats, varient les sujets, s’adaptent à ce qu’ils pensent être les attentes de la plateforme. LinkedIn les regarde et ne comprend pas. Car ce que beaucoup refusent encore d’admettre, c’est que la plateforme ne cherche plus des contenus intéressants. Elle cherche des profils lisibles. La lisibilité est devenue la variable centrale.
Lisibilité ≠ simplicité
Parler de tout n’est plus perçu comme une richesse. C’est interprété comme une absence de position claire. Changer d’angle à chaque post n’est plus vu comme de la créativité. C’est lu comme une incapacité à se situer. Ce n’est pas une opinion. C’est un fonctionnement algorithmique observable. LinkedIn ne pénalise pas la diversité. Il pénalise l’incohérence. Et il ne valorise pas l’expertise déclarée. Il valorise l’expertise démontrée, de manière répétée, contextualisée et utile.
Qualité perçue vs qualité exploitable
C’est ici que le malentendu est le plus fréquent. Beaucoup estiment produire du contenu de qualité et c’est souvent vrai. Mais la qualité perçue n’est pas la qualité exploitable. Un contenu peut être intelligent, bien écrit, agréable à lire… et pourtant inutilisable par un système de recommandation.
Pourquoi ? Parce qu’il ne répond à aucune question clairement identifiable.
LinkedIn fonctionne désormais comme un moteur de correspondance professionnelle. Quelqu’un cherche une réponse. Le système cherche un profil capable de l’apporter. Il ne s’agit plus de visibilité globale. Il s’agit de pertinence ciblée.
Le tri silencieux
C’est précisément pour cela que la portée moyenne baisse, alors que certaines publications performent plus que jamais. Ce n’est pas une contradiction c’est un tri.
La plateforme privilégie aujourd’hui :
– des territoires d’expression stables,
– des sujets traités avec continuité,
– des angles assumés,
– des profils identifiables comme références sur un sujet donné.
Elle dévalorise mécaniquement :
– les contenus génériques,
– les prises de parole opportunistes,
– les profils qui changent de discours au gré des tendances,
– les publications conçues pour plaire à tout le monde.
Pourquoi publier plus aggrave parfois le problème
Il est tentant de croire que publier davantage compensera la baisse de portée. C’est une erreur ! La fréquence ne remplace plus la clarté. La quantité ne masque plus l’imprécision. Publier plus, sans cap clair, revient simplement à alimenter le flou. Or, le flou est devenu le pire ennemi du système.
L’engagement a changé de nature
Ce qui compte n’est plus ce qui se voit mais ce qui reste.
1 post enregistré est un signal fort.
1 commentaire construit est un signal fort.
1 partage discret est un signal fort.
Le reste est devenu marginal. Il est donc logique que certains contenus vivent plus longtemps. Et que d’autres disparaissent rapidement, sans laisser de trace. Ce n’est pas une sanction.
Ce que beaucoup continuent de refuser
Beaucoup de créateurs continuent pourtant à se battre contre cette réalité. Ils accusent l’algorithme, regrettent l’époque précédente. et cherchent (encore) des astuces. Ils passent à côté de l’essentiel. LinkedIn n’attend plus des créateurs qu’ils soient visibles. LinkedIn attend qu’ils soient identifiables. Être visible, c’est apparaître. Être identifiable, c’est être reconnu pour quelque chose de précis.
La question à se poser
Dès lors, la question n’est plus : « Comment faire plus de vues ? » La question est devenue beaucoup plus exigeante : Sur quel sujet précis LinkedIn devrait-il penser à vous, sans hésiter ? Cette question dérange. Elle oblige à renoncer à clarifier aussi. Et c’est précisément pour cela qu’elle est si rarement traitée sérieusement.
Choisir, enfin
Choisir, c’est accepter de ne pas parler de tout. C’est accepter de ne pas plaire à tout le monde et de construire une parole qui exclut autant qu’elle attire. LinkedIn ne pénalise pas ce choix, i le récompense. La visibilité en 2026 ne se conquiert plus par accumulation. Elle se construit par alignement.
Alignement entre :
– votre profil,
– vos sujets,
– vos prises de position,
– et les questions professionnelles auxquelles vous savez répondre.
Ce n’est ni plus simple, ni plus compliqué qu’avant. C’est plus exigeant et plus honnête.
Appelons cela un manifeste
Non pas contre LinkedIn. Mais contre une certaine paresse éditoriale. Publier sans intention claire et personas n’est plus neutre c’est même contre-productif. La plateforme a grandi. Elle attend désormais des voix capables de tenir une ligne, de défendre un point de vue, et d’apporter de la valeur là où elle est réellement attendue.
Dernier point, sans détour
La baisse de portée n’est pas une fatalité, c’est un signal.
Un signal qui invite à revoir :
– sa posture,
– sa clarté,
– sa cohérence,
– et son ambition éditoriale.
Si cet article vous a mis légèrement mal à l’aise, si il a bousculé quelques certitudes, si il vous a donné envie de revoir votre manière de publier… Alors il a fait exactement ce qu’il devait faire. Maintenant, la question reste ouverte.
Sur quoi, précisément, voulez-vous être reconnu sur LinkedIn ? Le reste suivra.