Artifakt lève 1 million d'euros pour son PaaS taillé DevOps

Artifakt lève 1 million d'euros pour son PaaS taillé DevOps La start-up parisienne commercialise une offre de platform as a service multicloud équipée d'outils intégrés de mise en production, de la gestion des tests à la CI/CD en passant par le monitoring.

Imaginez un PaaS répondant à la fois aux besoins des équipes de développement (dev), d'opération informatique (ops) et des directeurs techniques.  C'est le défi que s'est lancé la start-up parisienne Artifakt en bâtissant une offre de PaaS (platform as a service) intégrant tout la chaîne du DevOps et incluant la production : configuration, test logiciel, infrastructure as code, déploiement, gestion du passage à l'échelle... Le tout dans une logique multicloud, l'application pouvant aussi bien être mise en œuvre sur Alibaba Cloud, Amazon Web Services et Google Cloud que sur Microsoft Azure. Créée en 2016, la jeune pousse vient de boucler un deuxième tour de table de 1 million d'euros. Il fait suite à une levée d'amorçage de 500 000 euros en 2017. L'opération a été réalisée auprès de Kima Ventures, l'accélérateur Lafayette Plug and Play, et auprès d'investisseurs privés comme Eduardo Ronzano (ex-CEO de KelDoc), Julien Lemoine (cofondateur et CTO d'Algolia) ou Renaud Visage (cofondateur et CTO d'Eventbrite).

En amont, l'offre d'Artifakt s'articule autour d'une plateforme de DevOps assez comparable à un Cycloid. Pour certaines briques, elle fait appel à des outils open source, en particulier quand ces derniers se révèlent incontournables. C'est le cas de Terraform pour la gestion de l'infrastructure as a code. "Côté intégration et déploiement continus (CI/CD ndlr), nous avons fait le choix de l'environnement de CI/CD de GitLab" , confie Aymeric Aitamer, CEO et cofondateur d'Artifakt.  Prenant en charge les tests, le PaaS automatise les mises en ligne sur le cloud désiré en s'adossant à l'infrastructure Kubernetes et les containers Docker. Il gère les sauvegardes et restaurations, les duplications sur plusieurs zones, mais également les rollback en cas de mise à jour problématique. Sur ce plan, Artifakt se rapproche d'un PaaS comme Platform.sh.

"Nous sommes capables de déployer des applications sur une centaines de régions cloud à travers le monde"

"En totalisant l'ensemble des providers cloud que nous prenons en charge, nous sommes capables de déployer sur une centaine de régions cloud à travers le monde. Artifakt automatise aussi l'allocation de ressources machines en fonction de la croissance du trafic des applications. En aval, il livre une console de monitoring basée sur le service CloudWatch d'Amazon, sans oublier des tableaux de bord pour superviser les dépenses correspondant aux services et ressources cloud sollicités.

Artifakt qualifie son offre d'aPaaS (pour application platform as a service). Pourquoi ? Car au sein de la plateforme cloud décrite ci-dessus, la start-up propose également une galerie d'applications dotées d'architectures pré-configurées pour le cloud public voulu. "Nous nous sommes concentrés dans un premier temps sur des systèmes d'e-commerce, comme Magento, WooCommerce et PrestaShop. Nous proposons des implémentations de ces systèmes pour chaque provider cloud que nous adressons. Nous faisons appel à leurs services managés, typiquement leurs bases de données, et dockérisons certains composants si le fournisseur n'offre pas ce qu'il faut", détaille Aymeric Aitamer. "Au final, l'objectif principal est d'automatiser le DevOps jusqu'à la gestion des pics de trafics. Notre produit a pour but d'être à la hauteur des contraintes des CTO tout en étant au plus proche des besoins des développeurs." 

Suite à son deuxième tour de table, Artifakt entend consolider sa position en France, mais aussi renforcer ses équipes dédiées à l'international. "Pour l'heure, nous avons recruté une personne à New-York et une personne à Montréal pour commencer à prospecter en Amérique du Nord. Notre objectif est de décrocher des clients aux Etats-Unis et au Canada pour démontrer que notre solution intéresse ces pays", indique Aymeric Aitamer. L'objectif : prouver aux investisseurs l'intérêt d'implanter des bureaux dans ces zones et ainsi les inciter à s'engager dans une troisième levée de fonds, plus conséquente. 

En attendant, Artifakt poursuit en parallèle ses travaux de R&D. L'éditeur entend notamment compléter sa galerie d'applications en y ajoutant des CMS comme Drupal ou WordPress.  Forte de 10 salariés, la société compte porter son effectif à 25 personnes d'ici la fin de l'année. Affichant déjà plusieurs belles références, parmi lesquelles Lancaster, Veolia Water Technology, Zadig & Voltaire ou encore l'Allemand Hager, Artifakt s'était illustré lors de la Cloud Week 2018 en remportant le Trophée du cloud dans la catégorie start-up

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