Zaion, spécialiste de l'IA appliquée à la relation client, rachète son concurrent Dydu
Zaion réalise sa première acquisition. La start-up française, spécialisée dans les solutions d’intelligence artificielle conversationnelle pour automatiser la relation client, annonce ce 17 mars le rachat de Dydu, une autre jeune pousse tricolore positionnée sur ce même créneau. L'opération a été menée par 115K, le fonds de capital-risque de La Banque Postale déjà présent au capital de Zaion. Truffle Capital a également participé à la transaction, dont le montant n'est pas communiqué.
Fondée en 2017, Zaion a développé un logiciel SaaS pour améliorer la relation client, notamment grâce à l'IA vocale. La start-up, qui compte près de 70 collaborateurs et une cinquantaine de clients, s'appuie sur "une technologie souveraine développée en interne" et "héberge ses données dans des datacenters localisés en France", selon Franz Fodéré, président et fondateur.
"Cette acquisition s’est imposée comme une évidence. Les deux entreprises présentent une forte complémentarité : toutes deux sont positionnées sur l’IA agentique appliquée à la relation client auprès des grands comptes, mais Zaion est davantage spécialisée dans le vocal, tandis que Dydu se concentre surtout sur les canaux écrits", indique le dirigeant. "Nous allons pouvoir proposer une offre multicanale et unique sur le marché".
10 millions d'ARR pour la nouvelle entité
Zaion récupère la cinquantaine de clients et la trentaine de collaborateurs de Dydu. "C'est une étape majeure et une énorme accélération. Nous allons constituer un groupe qui va dépasser les 10 millions d'euros d'ARR", s'enthousiasme Franz Fodéré. Les deux cofondateurs de Dydu, Mathieu Changeat et Jérôme Vérité, poursuivent l'aventure au sein de la nouvelle entité : le premier prend la direction des opérations de Zaion, tandis que le second assurera au minimum la transition technique.
Grâce à cette acquisition, Zaion espère changer de dimension : "Il existe stratégiquement un espace entre les CCaaS (Contact Center as a Service, ndlr) et les CRM développés par des gros acteurs, notamment américains. Pour occuper cet espace-là, il faut atteindre une taille critique", conclut Franz Fodéré.