Cloud : Microsoft booste sa R&D pour contrer Amazon

A l'occasion de la Build, le groupe a dévoilé pas moins de 44 nouveautés concernant ses services Azure. Face à Amazon, Microsoft entend bien montrer qu'il fait le poids.

Profitant de son événement mondial à destination des développeurs cette semaine aux Etats-Unis, Microsoft a dégainé l'artillerie lourde sur le terrain du cloud. Sans l'avouer explicitement, le groupe a bel et bien Amazon Web Services dans le viseur. Déjà habitué à s'aligner systématiquement sur les baisses de prix de son concurrent (on a pu le voir d'ailleurs encore en début de semaine), l'éditeur entend désormais prouver que son rythme de R&D est au moins aussi rapide que celui de son principal concurrent.

Parmi les avancées d'Azure les plus marquantes annoncées lors de la Build, on note notamment une plus grande flexibilité dans la gestion des instances - avec l'intégration de Puppet et Chef, et un mode permettant d'unifier la gestion de ses ressources par application. Prenant déjà en charge les langages .NET, PHP, Node.js et Python, le service d'hébergement de site de Microsoft (Azure Web Sites) s'étend également à Java. Autre nouveauté : l'interopérabilité du service Active Directory avec les Mobile Services (y compris pour iOS et Android), et la possibilité pour ces derniers d'aller taper dans les API Office 365. Le tout permettant de mieux gérer l'accès à un système d'entreprise depuis des app mobiles hébergées sur Azure. 

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Capture du nouveau portail Azure. © Antoine Crochet-Damais

En matière de gestion de données, l'instance Azure SQL Server passe d'une capacité de 150 à 500 Go, et offre désormais un SLA de 99,95%. Elle introduit par ailleurs une duplication automatique permettant une restauration immédiate en cas de problème. Et côté gestion de la performance, l'auto-dimensionnement des ressources est désormais disponible sur les services IaaS, et Azure Web Sites. Sachant que ce dernier est également doté d'un dispositif de gestion de la disponibilité et des ressources allouées par régions géographiques (baptisé Traffic Manager).

Microsoft a aussi dévoilé un portail d'administration flambant neuf. Il permet de bénéficier d'une vue cartographique de ses ressources par région, de leur disponibilité, mais aussi d'un tableau de bord pour visualiser les coûts et leur évolution dans le temps (par services Azure, types d'instance...). Les partenaires Azure y seront intégrés. Enfin, Visual Studio Online a été livré en version finale. Son éditeur en mode web, Monaco, vient faciliter la réalisation des développements et modifications de code HTML directement sur Azure, avec un mode de synchronisation du code possible avec Visual Studio. 

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