Le paiement : un réel enjeu pour les e-commerçants

Elément indispensable de l’e-commerce, il peut devenir un facteur de croissance puissant s’il est bien pensé, ou un frein important s’il est négligé...

312 milliards de CA et 250 millions de cyberconsommateurs : tels sont les chiffres impressionnants de l’e-commerce européen en 2012 (FEVAD). La France contribue largement à ce résultat  avec près de 120 000 sites marchands actifs et un nouveau site créé toutes les 30 minutes. On sait néanmoins que ce secteur peine à atteindre ses seuils de rentabilité.
Il existe un point névralgique sur lequel les e-commerçants  ne s’attardent pas suffisamment : le paiement.
 
Cet élément indispensable intervient sur différents aspects stratégiques pour un e-commerçant :
  • Lutter contre la fraude : même si le taux de fraude sur les paiements en ligne a légèrement baissé en 2012 en atteignant les 0,29 % contre 0,34 % en 2011 (Observatoire de la Sécurité des Cartes de Paiement 2012) et ce grâce à l’authentification 3D Secure. Une mauvaise gestion des paiements frauduleux peut avoir des conséquences lourdes sur la rentabilité d’un site marchand; le double impact financier (perte de revenus mais aussi perte de la marchandise) est fortement pénalisant. 
    Utiliser des outils de lutte contre la fraude composés de milliers de critères n’est pas forcément un gage d’efficacité : trop de restrictions engendre une perte importante de ventes fiables considérées à tort comme frauduleuses ! D’où l’importance d’une gestion plus « intelligente » et granulaire de la fraude : l’e-commerçant doit se doter d’un outil adaptable aux types de biens vendus, à la saisonnalité des ventes, à la typologie d’acheteurs, etc.  Une analyse rigoureuse doit être effectuée en amont de la mise en place de toute stratégie de lutte contre la fraude laquelle doit être remis en cause régulièrement en fonction de l’évolution des comportements d’achat.
  • Investir le canal mobile : avec 1 milliard d’euros de ventes sur l’Internet mobile en France en 2012 (soit une croissance de +150% en un an- FEVAD), le m-commerce a déjà bien creusé son sillon dans l’univers de la vente à distance. Cependant, le mobile demeure encore un territoire à investir pour la plupart des e-commerçants qui souhaitent diversifier leurs canaux de vente. Dans l’univers du paiement, l’enjeu est double : aller plus loin que le simple traitement des transactions issues d’un terminal mobile, et sécuriser au mieux ce terminal, encore mal protégé par le fameux 3D Secure. 
  • Vendre à l’international : selon un sondage du cabinet Ginger pour E-commerce magazine, 20 % des cybermarchands prévoient de passer le cap de l'internationalisation en 2013, en commençant par l'Europe et les pays limitrophes à la France pour 80% d’entre eux. Vendre ses produits à l’étranger est une opportunité de taille qui doit être abordée non seulement avec une logique de couverture maximale mais aussi avec une approche multiculturelle prenant en compte les habitudes de consommation et de paiement en ligne sur chaque marché. Autrement dit : on ne paye pas de la même manière en Belgique, en France ou au Portugal ! Savez-vous que plus 54 % des achats en ligne aux Pays Bas sont réalisés avec le système iDeal, un moyen de paiement alternatif à la carte bancaire  (Digital Agenda for Europe - 2012) ? 
    L’e-commerçant doit composer avec cette donnée s’il souhaite conquérir de nouveaux territoires, et doit donc être capable de proposer des solutions de paiement alternatives et domestiques, en complément aux cartes bancaires pour  bénéficier d’un taux de conversion optimisé.
Lutte contre la fraude, m-commerce, développement international sont autant de leviers à activer pour augmenter sa rentabilité. Bien accompagné sur la mise en place de sa solution de de paiement, l’e-commerçant peut accroitre significativement ses revenus. 

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