Telefonica surenchérit sur Vivendi pour le brésilien GVT


Telefonica voit d'un mauvais oeil l'arrivée de Vivendi sur le marché sud-américain. L'espagnol fait une offre supérieure à celle du français pour acquérir à sa place le brésilien GVT.

Telefonica ne veut pas laisser s'installer Vivendi sur le territoire sur américain. L'opérateur espagnol a ainsi déposé une contre-offre à la proposition d'achat de l'opérateur brésilien GVT par Vivendi. Alors que ce dernier avait proposé 2 milliards d'euros dans le cadre d'une offre amicale, Telefonica propose 2,6 milliards, soit une prime de 25 %.

Vivendi n'a pas précisé s'il compte revoir son offre à la hausse. Mais d'ores et déjà, les fondateurs et managers de GVT lui ont garanti d'apporter au moins 20 % du capital de l'opérateur. L'offensive est agressive Telefonica risque donc de gripper les rouages d'une transaction que le français qualifiait il y a un mois de "raisonnable".

Pour Telefonica, GVT vaut ce prix. En plus d'être complémentaire à son activité au Brésil, où l'espagnol détient 27,6 % du marché du fixe, et de connaître des taux de croissance annuels de 31,1 % de son chiffre d'affaires et de 40,2 % de l'Ebitda, CGV pourrait devenir le cheval de Troie de Vivendi en Amérique du sud, en cas de réussite de son OPA. Mais ce continent est la chasse gardée Telefonica où il génère 40 % de son chiffre d'affaires (58 milliards d'euros en 2009) ainsi qu'une grande part de sa croissance. Et il compte bien profiter au maximum de ces marchés émergents.

Cheval de Troie / Telefonica