Le business de la croisière Les villes portuaires gagnent des milliers d'euros à chaque escale

 

les ports méditerranéens sont les plus prisés des compagnies de croisière.
Les ports méditerranéens sont les plus prisés des compagnies de croisière. © 2008 Royal Caribbean Cruises Ltd

Autres gagnants du boom de la croisière : les villes portuaires, qui engrangent des taxes à chaque escale d'un bateau (chaque compagnie négocie ses tarifs, et se garde bien de les communiquer.)

En Europe, les 10 premiers ports s'accaparent ainsi 84% du marché, avec en premier Barcelone (1,407 millions de croisiéristes accueillis en 2006), suivi de Citivavecchia (près de Rome, 1,2 millions de passagers), Palma de Majorque, Naples, et Venise.

En plus des taxes portuaires, les villes bénéficient aussi des achats des vacanciers. Ces derniers ont ainsi dépensé en 2006 plus de deux milliards d'euros en nourriture, souvenirs, excursions, à leur embarquement ou lors des escales. Une augmentation de 40% en un an ! En moyenne, un passager rapporte 100 euros pour la ville d'embarcation ou d'escale.

Mais les équipements ont du mal à suivre. Certains ports sont inaccessibles aux énormes bateaux dernièrement construits. Impossible par exemple d'accoster à Capri ou Naples avec un paquebot de 6.000 places.

Las d'attendre les investissements publics, certaines compagnies ont pris les devants. Carnival Cruise Lines a ainsi son propre port à Barcelone, et MSC a racheté en partenariat avec Costa Croisières la concession du port de Marseille.

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