Ces réglementations qui deviennent de bonnes affaires Plus de 1000 sociétés pour la récupération de points de permis

Avec 9,5 millions de points perdus par les automobilistes en 2007, le business des stages de récupération de points n'est pas prêt de faiblir. Ce système, qui date de 2003, permet de gagner 4 points en suivant un stage de sensibilisation à la sécurité routière.

En 2007, plus de 200 000 automobilistes ont suivi ces formations, une augmentation de 23% en un an. A 209 euros hors taxes en moyenne le stage, le chiffre d'affaires du marché est donc estimé à 42 millions d'euros.

Mais ce marché est complètement atomisé : le Syndicat national des professionnels du permis à points (SNPAP), qui regroupe les professionnels du secteur, en dénombrait 1 303 en tout fin 2007.

En réalité, "seul un centre sur 3 organise régulièrement des stages dans l'année et nombreux sont ceux qui n'en organisent aucun", déplore le SNPAP. Car en-dessous de 10 participants, le stage est annulé. Certes, il faut une agrémentation auprès de la Préfecture pour ouvrir son organisme. Mais la demande d'agrément est plutôt souple : il suffit de publier un calendrier de stages et les animateurs doivent avoir suivi une formation de 6 semaines auprès de l'Institut national de sécurité routière et de recherches.

Une situation qui énerve Dominique Ducamp, gérant d'Allopermis : "Un organisme qui annule plus de 20% des stages devrait être rayé de la liste des organismes officiels". Il milite aussi pour une mise en place de stages préventifs, par exemple des rendez-vous de sensibilisation obligatoires à intervalles réguliers. De quoi enrayer la probable stagnation des demandes de stage, qui interviendra selon lui dans 3 ou 4 ans.

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