Le chômage en hausse de 0,2% en octobre : tous les détails

Le chômage en hausse de 0,2% en octobre : tous les détails En octobre 2017, le nombre de demandeurs d'emploi est en hausse de 0,2% sur un mois, à 3 483 600. Au troisième trimestre 2017, le taux de chômage augmente de 0,2 point sur trois mois à 9,4%.

Le nombre de chômeurs de catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité, est en hausse de 0,2% sur le mois d'octobre après une baisse de 1,8% sur le mois de septembre. Cela représente 8 000 inscrits de plus par rapport au mois précédent. Sur un an, le nombre est également en hausse de 0,2%. Toutes catégories confondues, sur le mois d'octobre, le nombre d'inscrits s'élève à  6 287 000 en France métropolitaine. Sur le mois de septembre, le chiffre était de 6 299 500. Il s'agit donc d'un léger repli de 0,2%. Sur un an, la hausse est toutefois de 1,1%.

En octobre 2017, pour l'ensemble des catégories et dans la France entière, le nombre de chômeurs atteint 6 623 100 personnes contre 6 635 000 personnes sur le mois de septembre. A la différence des gouvernements précédents, Muriel Pénicaud, ministre du Travail a annoncé qu'elle ne commentera pas les chiffres du chômage tous les mois.

Le 9 novembre 2017,  Pôle emploi et le ministère du Travail ont annoncé qu'à partir du mois de janvier 2018, la Dares (le service d'études et statistiques du ministère du Travail) publiera tous les trois mois le nombre de demandeurs d'emploi. Jusqu'à présent, les chiffres étaient rendus publics tous les mois. Cependant, le nombre de demandeurs d'emploi continuera à être mis en ligne sur le site du ministère. Mais il ne fera plus l'objet d'une publication. Selon le communiqué de presse de la Dares, "cette refonte de la publication vise à mettre l'accent sur les évolutions tendancielles de ces statistiques plutôt que sur leurs variations au mois le mois, qui sont très volatiles et parfois difficiles à interpréter".

Les chômeurs en France

Le nombre de chômeurs en France métropolitaine © JDN

Sur le mois d'octobre 2017, le taux de chômage est en augmentation de 0,4% par rapport au mois de septembre chez les moins de 25 ans. La tendance est également à la hausse chez les 50 ans et plus : +0,5%. Chez les 25-49 ans, l'augmentation mensuelle du chômage est plus limitée (+0,1%). Notons que sur le mois d'octobre, la hausse du chômage est plus prononcée chez les femmes (+0,4%) que chez les hommes (+0,1%).

Les chômeurs en France, selon la catégorie

La répartition des demandeurs d'emploi en France par catégorie. © JDN

En octobre 2017, sur les cinq catégories de chômeurs, deux sont en hausse : les chômeurs de catégorie A (+0,2%) et les chômeurs de catégorie C (+0,7%).  En revanche la baisse est de -0,7% dans la catégorie D. Mieux encore, le nombre de chômeurs de catégorie B est en baisse (-2,2%) tout comme celui de catégorie E (-2,6%). Les chômeurs de catégorie D sont ceux qui ne sont pas tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage en entreprise, d'une formation, d'une maladie professionnelle, etc.), y compris les demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle

Le chômage en France, selon la durée

Les demandeurs d'emploi selon leur ancienneté. © JDN

Le nombre d'inscrits depuis moins de trois mois passe 1 150 900 à 1 124 800 entre septembre et octobre 2017 soit un repli mensuel de 2,3% (contre une baisse de 4,5% entre août et septembre). Le nombre d'inscrits depuis moins d'un an est en diminution mensuelle de 0,6%. Il passe de 3 127 200 à 3 110 000 entre septembre et octobre 2017. En revanche, concernant le nombre d'inscrits depuis un an ou plus, les choses sont différentes puisque l'on observe une hausse mensuelle de 0,7%. Sur un an, la hausse s'élève même à 3,5%.

Les motifs du chômage en France

Motifs d'inscription à Pôle emploi. © JDN

En France métropolitaine, en octobre 2017, le principal motif du chômage (outre le motif autres cas) est la fin de CDD (105 000 en baisse de 6,4% sur trois mois). Le motif "Autres cas" pour sa part, reste le principal motif des inscriptions à Pôle emploi (186 600, soit un net repli de 9,9% sur trois mois). A noter, que cette catégorie regroupe les motifs suivants : fin d'activité non salariée, rupture conventionnelle de CDI, retour en France et fin de détention, entre autres.  Un chiffre mérite également d'être donné : le nombre de licenciement pour motif économique est en baisse de 16,2% sur un an.

Le taux de chômage en France

Cliquez sur les intitulés de données pour les faire disparaître du graphique. Affichez la période voulue grâce à la barre horizontale.

Le taux de chômage en France métropolitaine depuis 1975 © JDN

Au troisième trimestre 2017, le taux de chômage en France métropolitaine connaît une hausse de 0,2 point sur trois mois. Il s'élève désormais à 9,4% de la population active. Outre-mer compris, sur le troisième trimestre 2017, le taux de chômage au sens du BIT atteint 9,7%, soit 0,2 point de plus qu'au second trimestre.

En France métropolitaine au troisième trimestre 2017, les moins de 25 ans restent de loin les plus touchés par le chômage (21,9%). Dans cette catégorie, le taux de chômage est toutefois en recul puisqu'il était de 22,6% au second trimestre. En revanche entre le second et le troisième trimestre 2017, le taux de chômage augmente chez les 25-49 ans (de 8,5% à 8,9%) et chez les 50 ans et plus (de 6,3% à 6,4%). Soulignons également qu'entre le second trimestre et le troisième trimestre 2017, le taux de chômage est en hausse de 0,2 point chez les hommes (de 9,3% à 9,5%) et chez les femmes (de 9% à 9,2%).

Le nombre de chômeurs par département

En octobre 2017, en France métropolitaine, les trois départements qui comptent le plus de chômeurs de catégorie A sont le Nord , les Bouches-du-Rhône et Paris . 

Le nombre de chômeurs de catégorie A par département en octobre 2017
Département Nombre de chômeurs Département Nombre de chômeurs
Ain 25 800 Indre-et-Loire 29 500
Aisne 37 000 Isère 60 100
Allier 17 600 Jura 10 100
Alpes-de-Haute-Provence 10 600 Landes 20 700
Alpes-Maritimes 71 400 Loire 38 100
Ardèche 19 600 Loire-Atlantique 65 000
Ardennes 16 000 Loiret 34 700
Ariège 10 000 Loir-et-Cher 14 800
Aube 20 400 Lot 8 700
Aude 25 400 Lot-et-Garonne 16 400
Aveyron 10 700 Lozère 2 500
Bas-Rhin 55 100 Maine-et-Loire 39 100
Bouches-du-Rhône 140 000 Manche 19 800
Calvados 34 500 Marne 29 100
Cantal 4 500 Mayenne 10 300
Charente 18 200 Meurthe-et-Moselle 38 000
Charente-Maritime 35 000 Meuse 9 000
Cher 16 400 Morbihan 35 900
Corrèze 9 700 Moselle 56 300
Corse du sud 8 900 Nièvre 8 600
Côte-d'Armor 27 700 Nord 181 900
Côte-d'Or 24 400 Oise 44 400
Creuse 5 200 Orne 12 600
Deux-Sèvres 15 000 Paris 133 100
Dordogne 20 700 Pas-de-Calais 86 300
Doubs 25 100 Puy-de-Dôme 30 500
Drôme 31 000 Pyrénées-Atlantiques 30 600
Essonne 59 100 Pyrénées-Orientales 38 700
Eure 31 600 Rhône 98 100
Eure-et-Loir 21 800 Saone-et-Loire 25 100
Finistère 42 500 Sarthe 28 100
Gard 54 400 Savoie 22 700
Gers 7 500 Seine-et-Marne 66 900
Gironde 93 300 Seine-Maritime 74 300
Haute-Corse 9 700 Seine-Saint-Denis 120 500
Haute-Garonne 78 600 Somme 33 600
Haute-Loire 9 300 Tarn  21 200
Haute-Marne 8 100 Tarn-et-Garonne 15 000
Haute-Pyrénées 13 500 Territoire de Belfort 7 400
Hautes-Alpes 8 800 Val-de-Marne 76 500
Haute-Saône 10 700 Val-d'Oise 73 000
Haute-Savoie 39 300 Var 64 700
Haute-Vienne 17 200 Vaucluse 40 900
Haut-Rhin 39 400 Vendée 29 000
Hauts-de-Seine 80 500 Vienne 17 800
Hérault 88 700 Vosges 19 900
Ille-et-Villaine 44 800 Yonne 16 000
Indre 10 600 Yvelines 65 500

Sur le mois d'octobre, c'est dans les deux départements de Corse que le taux de chômage a le plus augmenté sur un mois. En Corse-du-Sud, le nombre d'inscrits à Pôle emploi est passé de 7 000 à 8900, soit une augmentation de 27,14%. En Haute-Corse, le nombre est passé de 8 000 à 9 700 soit une hausse de 21,25%. Le département de la Marne complète le podium (+14% sur un mois). Le taux de chômage baisse dans dix départements dont tous ceux de la région Île-de-France (sauf les Yvelines).

Comme le mois précédent, c'est dans le Nord que les chômeurs de catégorie A sont les plus nombreux. Ils sont 181 900 en octobre, un chiffre en légère hausse sur un mois (+0,2%). Deuxième département dans lequel le taux de chômage est le plus élevé : les Bouches-du-Rhône où le nombre d'inscrit s'élève à 140 000 (+1,2% sur un mois). Le podium est complété par Paris avec 133 100 inscrits, un chiffre en baisse de 0,8% sur un mois. A l'opposé de l'échelle, les départements qui comptent le moins de chômeurs sont la Lozère (2 500 inscrits, le Cantal (4 500 inscrits) et la Creuse (5 200 inscrits). Les chiffres nationaux cités sont corrigés des variations saisonnières et des jours ouvrables.

Le taux de chômage par département

Grâce à notre carte interactive, découvrez le taux de chômage par département au second trimestre 2017.

Au second trimestre 2017, les trois départements français qui affichent le plus fort taux de chômage sont les Pyrénées Orientales (14,8%), l'Hérault (13,4%) et l'Aisne (13,2%). Dans les trois départements, le taux de chômage est en recul par rapport au quatrième semestre 2016 puisqu'il était de 15,3% dans les Pyrénées Orientales, 13,9% dans l'Hérault et 13,2% dans l'Aisne. A l'inverse, les départements aux taux de chômage les plus bas sont le Cantal (5,9%), la Lozère (6%) et la Mayenne (6,3%). Ces trois territoires enregistrent des taux de chômage inférieurs à la moyenne nationale qui s'établit à 9,3% en France métropolitaine. 

Le chômage sous les différents présidents de la République

Le taux de chômage en fonction des Présidents. © JDN

Des derniers présidents à avoir dirigé la France, c'est sous Nicolas Sarkozy que les chiffres du chômage ont été les meilleurs. En janvier 2008, le taux de chômage en France métropolitaine est à son plus bas depuis janvier 1996, à 6,8%. Le plus faible nombre de chômeurs de catégorie A depuis 1996 a lui aussi été enregistré sous le prédécesseur de François Hollande, en février 2008, à 1 976 900 dans la métropole. Pour ses premiers mois complets à l'Elysée, Emmanuel Macron a connu une hausse du chômage en mai un reflux en juin et une hausse en juillet et en août. Sur le mois de septembre, a eu lieu une baisse de 1,8%. Avant d'être revus à la hausse en octobre. Ces chiffres sont donc irréguliers. Emmanuel Macron compte sur la réforme du code du travail par ordonnances pour faire baisser durablement le taux de chômage.

Certains emplois, peu connus du grand public, s'avèrent particulièrement rémunérateurs. Tant mieux, ils manquent souvent de main d'oeuvre. © JDN

Bon à savoir

Le nombre de chômeurs en France représentés dans le premier graphique sont les demandeurs d'emploi de catégorie A inscrits à Pôle Emploi, c'est-à-dire les personnes sans emploi "tenues de faire des actes positifs de recherche d'emploi" et donc non les chômeurs de longue durée. Les données présentées concernent les demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi, l'organisme en charge de la lutte contre le chômage.

La notion de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi est donc différente de celle de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT). Un chômeur au sens du BIT est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui n'a pas travaillé, ne serait-ce qu'une heure, au cours de la semaine de référence, qui est disponible pour une embauche dans les 15 jours et qui a cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en a trouvé un qui commence dans les trois mois. De la classification des demandeurs d'emploi dépend également tout un système d'aide, de droits, d'allocations et même de formation.

Le taux de chômage présenté dans le second graphique est un bon indicateur de la santé économique d'un pays. De manière générale, le taux de chômage correspond à la part de la population active qui est au chômage. Sont répertoriées dans la population active les personnes qui occupent effectivement un emploi, y compris celles qui travaillent à temps partiel, et celles qui sont en recherche active d'emploi. Il ne suffit donc pas d'être en âge de travailler pour être comptabilisé dans la population active. La définition du taux de chômage peut varier d'un pays à l'autre, en fonction des critères retenus par les instituts nationaux de statistique.

Ce taux de chômage est calculé par l'Insee selon les normes du Bureau international du travail (BIT) selon lesquelles un chômeur est une personne de plus de 15 ans qui remplit trois critères. D'abord, elle n'a pas travaillé du tout au cours de la semaine de référence. Ensuite, elle est disponible pour travailler dans les deux semaines. Enfin, elle a recherché activement un travail dans les trois dernier mois ou en commence un dans moins de trois mois.

 Tous les indicateurs économiques

Indicateur économique / CDD

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