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Le recyclage en entreprise, un geste simple

Le tri et le recyclage des déchets est paradoxalement moins développé dans les entreprises que chez les particuliers. La loi de transition énergétique devrait changer la donne.

Les entreprises vont devoir s'y mettre au risque d'écoper d'amendes plutôt salées. Depuis le 1er juillet, toutes les entreprises qui produisent plus de 1 100 litres de déchets par semaine doivent progressivement organiser le tri et le recyclage de leurs déchets. Une mesure contraignante qui n'en n'est pas une tant il existe de solutions pour à peu près tous les objets qui peuplent les entreprises. Prenez les bureaux. Le seul organisme agréé en France pour recycler les meubles professionnels n'a collecté que 26 413 tonnes l'an dernier, soit à peine 11% de la matière potentiellement disponible (230 000 tonnes de meubles professionnels vendues en France en 2015). Conséquence, les 61 centres de tri équipés pour transformer ces déchets en matériaux réutilisables pour l'industrie sont sous-utilisés, empêchant au recyclage un avantage économique décisif sur l'enfouissement et l'incinération. Pourtant cela ne coûte rien. En effet, la collecte des vieux meubles de bureaux et leur enlèvement est financé par une éco-contribution versée par les fabricants de meubles de bureau.

Et que dire du papier, plus gros pôle de gaspillage au sein des entreprises. L'Ademe estime que chaque salarié en consomme entre 70 et 80 kilos par an. Or, 50% à peine est recyclé aujourd'hui alors que le recyclage coûte moins cher que son élimination. Mettre en place des poubelles spécifiques pour le papier est assez simple et peu onéreux. Et à la clef, les entreprises peuvent espérer des économies si elles sont assujetties à la taxe des ordures ménagères au poids. En effet, elles peuvent désormais en extraire la quantité de papier triée, diminuant ainsi la facture. 

Tous les objets du quotidien aussi

En réalité, quantité d'objets du quotidien au bureau peuvent être triés facilement. A l'instar des canettes ou des capsules de café en aluminium Nespresso.  Certaines entreprises ont mis en place des réseaux de collecte de leurs produits, à l'instar de Nespresso. En un clic, il est possible de savoir où les déposer pour que ces déchets soient recyclés et réutilisés. De la même façon, la marque a co-construit une filière de recyclage des petits emballages en aluminium et équipé les centres de tri de machines spécifiques… dès lors que les usagers prennent soin de les mettre avec les autres déchets des poubelles jaunes. Cet aluminium servira à fabriquer de nouveaux objets dans l'industrie automobile ou aéronautique. Idem pour le plastique de nos gobelets. Plusieurs entreprises, comme Lemon Tri, proposent d'installer à côté des fontaines à eaux ou des cafétérias des réceptacles spécifiques pour différents contenants. Le plastique trouvera une seconde vie en étant recyclé ou en devenant une source d'énergie s'il est incinéré. Et cela ne tient qu'à la bonne volonté des salariés. 
Enfin, il y a les DEEE, jargon qui désigne aussi les ordinateurs, les téléphones et autres ampoules. Dès lors que leur tri est organisé, et de nombreux organismes proposent aux entreprises de leur sous-traiter ce service, ils peuvent ou bien être réparés et réintroduits sur le marché, ou bien être démantelés afin de prélever des matériaux utiles et recyclables. C'est aussi le cas des cartouches d'imprimantes qui une fois collectées peuvent être remplies à nouveau et connaître une seconde vie.
 

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