La science l'affirme : pour réussir il faut être zen

Vous pensez que les personnes en mouvement et bardées de testostérone sont celles qui ont le plus de chances de s'imposer et de réussir ? Eh bien détrompez vous.

Vous avez probablement quelques idées pour expliquer comment votre PDG est arrivé là où il est.

C'est peut-être un extraverti charismatique, capable de charmer tout sur son passage jusqu'au prochain meeting important. Ou bien peut-être s'agit-il d'une personne incroyablement consciencieuse, le genre de leader à rester éveillé toute la nuit pour travailler sur un projet jusqu'à ce qu'il soit terminé.

Mais voici un facteur que vous n'aviez peut-être pas pris en compte : il a peut-être une combinaison d'un haut taux de testostérone et d'un faible taux de cortisol.

Les chercheurs ont observé 78 cadres masculins inscrits en formation à Harvard

C'est la conclusion d'une nouvelle étude citée par Forbes, qui démontre que le taux d'hormones des hommes prédit jusqu'où ils peuvent monter dans la hiérarchie d'une entreprise. (L'étude se concentre essentiellement sur les hommes car le niveau de testostérone des femmes a tendance à être plus bas et à ne pas varier autant que les hommes).

Précisément, des niveaux élevés de l'hormone de stress (cortisol) semblerait modérer l'influence de la testostérone, qui est liée à un comportement agressif et compétitif. En d'autres termes, le stress pourrait avoir des influences négatives sur les potentielles qualités de meneur.

Pour mener à bien l'étude, les chercheurs ont observé 78 cadres masculins inscrits en formation à Harvard. Les niveaux d'hormones étaient mesurés grâce à des échantillons de salive.

Les chercheurs ont également demandé aux participants de faire un compte-rendu du nombre de collaborateurs encadrés, et du nombre de personnes travaillant à un niveau inférieur au leur au sein de leur entreprise.

Les résultats ont montré que les hommes ayant un taux de testostérone élevé et un taux de cortisol bas avaient le plus grand nombre de subordonnés. D'un autre côté, les hommes avec un haut taux de testostérone et un haut taux de cortisol avaient moins de subordonnés. (Les hommes avec un niveau faible de testostérone et de cortisol avaient également peu de subordonnés.)

Le stress est une cause potentielle d'échec, pas seulement un résultat

Il est important de noter que la taille des échantillons était assez petite. Mais ces résultats ouvrent la voie à de futures recherches sur l'idée que le stress associé à un taux de testostérone élevé peut affecter négativement les qualités managériales.

"La réduction du stress a des conséquences sur le leadership", a déclaré l'auteur Ph. D. Gary Sherman à Forbes. "Cela peut déclencher un potentiel de leader chez des employés qui ne l'auraient, sinon, pas montré".

Une résultat intéressant de la recherche est que le stress est une cause potentielle d'échec pour avancer dans une structure d'entreprise – pas seulement un résultat.

"Les auteurs ont toujours traité le stress comme une conséquence d'un statut bas", écrit l'auteur de l'étude. "Les découvertes actuelles suggèrent que le stress a un autre rôle, celui de gardien des divers processus psychologiques et physiologiques qui déterminent notre statut".

Suite à ces découvertes, il devient logique pour les leaders en herbe (incluant les femmes) de faire du contrôle du stress une de leur priorité.

Prenez exemple sur un brillant leader comme Steve Jobs, qui méditait régulièrement, ou Jack Dorsey, qui se tenait à un emploi du temps constant et cohérent. Si ces hommes contrôlaient leur stress tout en grimpant au sommet de leur entreprise, alors vous pouvez le faire vous aussi.

 

Article de Shana Lebowitz. Traduction par Caroline Brenière, JDN

Voir l'article original : A new study finds stressed-out men are less likely to be high-status leaders

Autour du même sujet