Six qualités de leader à posséder en temps de crise

Gérer une crise c’est à la fois prendre les bonnes décisions au moment ad hoc et posséder une vision stratégique, en manageant intelligemment les hommes. Au sein d’un grand groupe multinational comme dans une TPE, le dirigeant se doit de posséder les quelques qualités énumérées ci-après.

 Le courage, à la fois personnel mais aussi devant ses responsabilités. Aller à la rencontre d’un client ou d’un fournisseur mécontent, d’un employé difficile, plutôt que de confier cette tâche à un collaborateur. Mais aussi assumer ses choix, ne pas laisser les autres endosser la responsabilité de ses propres décisions.
  • La volonté, en surmontant les diverses résistances qui paralysent l’action : l’habitude, la routine, le maintien du statu quo, la peur du changement ou de l’inconnu, l’aversion au risque et à l’incertitude. Le leader doit alors convaincre, persuader, toujours expliquer et parfois imposer.
  • La maîtrise de soi, malgré les émotions qu’il peut  ressentir. Le leader se doit de conserver son indispensable capacité de jugement. Sans être insensible, blasé ou indifférent, il se doit simplement de garder intactes ses facultés d’analyse et de décision, en situation de crise.
  • La résolution, qui ne relève pas d’un choix, mais de l’obligation d’agir sous la pression des évènements. Il s’agit de prendre à bras-le-corps la difficulté, le problème qui survient.
  • La persévérance, qui implique des efforts, des peines, des privations et de la constance. 
    À l’heure du « tout, tout de suite et sans effort », la persévérance, c’est le courage dans la durée, la constance dans l’effort. Prenons comme exemple Walt Disney et ses 20 ans de relances incessantes pour obtenir de Pamela Travers les droits d’adaptation de Mary Poppins.
  • L’intrépidité, cette capacité à mesurer puis accepter le risque, à en assumer les conséquences en toute connaissance de cause. L’intrépide, qui s’oppose au pusillanime, choisit librement de l’être et a pleinement confiance en lui, à l’exemple de Lou Gerstner, PDG d’IBM à la fin des années 90, qui sauva Big Blue en s’opposant aux demandes des experts qui ne voyaient de salut que dans le découpage de la société.
Ces qualités, résolument d’actualité, ont été finement analysées au début du XIXème siècle par Karl von Clausewitz. Si ses écrits demeurent le fondement de la formation à la réflexion stratégique des officiers, les dirigeants des entreprises, engagés dans leur propre compétition économique, peuvent tout autant tirer profit des réflexions de ce maître ès-stratégie.
Des conseils que ce général prussien donnait au chef de guerre pour traverser sans dommage les conflits incessants avec l’imprévu (la guerre étant le domaine du hasard), l’entrepreneur ou le manager peut en tirer d’utiles enseignements.
Être un vrai leader, c’est posséder :
  • Le coup d’œil : l’esprit qui, dans l’obscurité, ne perd pas trace de la lueur qui conduit à la vérité;
  • La résolution, soit le courage de suivre cette faible lueur.

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