La culture d’entreprise, le fruit ou la fleur ?

A partir des écrits de Miyamoto Musashi, célèbre samouraï du XVIIème siècle, les principes de stratégie martiale ou stratégie de combat qu’il a élaborés s’appliquent dans tous les domaines et tous les arts.

En utilisant son texte pour la mise en place d'une stratégie, nous comprenons que sans une véritable culture d’entreprise on ne peut assurer la pérennité de l’entreprise et la mise en place d’une stratégie efficace.
L’art martial, peut-il être applicable à l’art de gestion d’une entreprise ? Apparemment, oui ! Au dire de Miyamoto Musashi, célèbre samouraï du XVII siècle, les principes de stratégie martiale ou stratégie de combat qu’il a élaborés s’appliquent dans tous les domaines et tous les arts.
Dans Le Rouleau de la Terre, Musashi écrit  : « A l’heure actuelle, il y a beaucoup de fleurs et peu de fruits en tir à l’arc, cela va sans dire et aussi dans les autres arts. Si l’art n’est que cela, il ne peut pas être utile dans une situation vraiment importante. L’intérêt est grand. » (K. Tokitsu, 1998).
Cette métaphore de Musashi insiste sur le fait qu’il faut travailler le contenu, l’intérieur, le concentré et non pas l’esthétique qui ne se voit que de l’extérieur mais qui peut être vide de l’intérieure.
Dans une entreprise, il ne s’agit pas pour le dirigeant de dire voici notre stratégie et il faut la mettre en place, ce qui rejoint très simplement la fleur.

En fait pour la mise en place de la stratégie, il faut travailler à partir de la culture d’entreprise, car sans une véritable culture d’entreprise on ne peut assurer la pérennité de l’entreprise et la mise en place d’une stratégie efficace.

Mais avant tout, qu’est-ce que la culture d’entreprise ou la culture organisationnelle ?

Bien entendu, dans le mot culture, il ne s’agit pas de comprendre par ceci le mot éducation, car nous pouvons avoir un titre de docteur sans cependant avoir la culture d’entreprise.
Comme le souligne M. Levailly et A. Simon (2004), « La culture fonctionne comme la quille d’un grand voilier. On la voit si peu que l’on pourrait en oublier l’existence; c’est pourtant elle qui donne toute sa stabilité au bateau, qui permet à l’équipage de tenir son cap, c’est elle qui facilite la remontée au vent même par gros temps ».
En fait, si l’on veut résumer ceci, la culture organisationnelle est basée sur le partage des croyances et des valeurs par un groupe de personne dans un environnement de travail et qui peut interagir avec le client ou bien avec la société en général.
Dans ce cadre-là, nous pouvons prétendre que la culture organisationnelle est la condition de base afin de bâtir une entreprise durable et performante.
Cependant, afin d’avoir une culture d’entreprise, il faut bien un initiateur, qui n’est autre que le leader, le fondateur ou le chef d’entreprise. Car si le leader n’insuffle pas la culture dans son entreprise, il ne pourra bâtir une entreprise durable.
C’est pourquoi, il faut veiller à développer une culture d’entreprise qui sera partagée ou communiquée aux employés par des moyens verbaux et non verbaux, ce qui est typique d’une culture d’entreprise.
En effet, si nous rencontrons deux employés appartenant à la même entreprise mais dans laquelle règne une culture organisationnelle, nous pourrons les reconnaître soit par des habits similaires, soit par des gestes identiques, soit par des pensées identiques ou bien par le partage des valeurs, c’est cela la culture d’entreprise ou organisationnelle.
Nous pouvons prendre le cas de McDonald’s, d’Apple, de Yahoo, de Google, d’IBM ou bien d’autres.
Donc, le fait d’avoir une culture d’entreprise au sein de son organisation, cela va diminuer les problèmes majeurs ou de résistance lors de la mise en place de la stratégie car chaque membre de l’entreprise sait ce qu’il doit faire pour la mise en place et la réussite de la stratégie.

IBM / Google