Comment se mettre dans une posture de réussite ?

Comme le notait Goethe : « Il ne faut pas se contenter de travailler, il faut aussi croire ou décider de croire en sa capacité à réussir. » Or, la réussite se veut, pense et se construit. C’est se rappeler qu’on peut toujours faire quelque chose, agir, choisir, créer… Voici des pistes pour vous mettre dans une posture de réussite.

1) L’engagement et l’envie lucide

Réussir suppose un engagement, c'est-à-dire une mise en projet puis une mise en action. Cela suppose également une motivation, une envie à la fois forte et lucide. La lucidité, c’est deux choses. Un, être conscient de ses atouts de réussite ; deux être conscient des difficultés que nous rencontrerons pour être prêt à y faire face.

2) Clarifier sa vision de la réussite, se mettre en projet et en être l’auteur

Quelle est notre vision de la réussite ? Formulé différemment, c’est clarifier nos objectifs (personnels et professionnels). Qu’est-ce qui nous permettra de dire que nous avons réussi ? Il n’y a pas de formule/recette type de la réussite. Comme le notait Ernest Shackleton : « Le plus difficile n’est pas d’obtenir, mais de savoir ce que l’on veut ». Si nous voulons que notre futur ait de l’avenir et une forme qui nous convienne, il nous appartient d’y réfléchir et d’agir en conséquence. Se mettre en projet c’est dépasser le pessimisme, la morosité, la résignation ambiante ; c’est donc un acte d’optimisme.
C’est aussi comprendre qu’il y a toujours une possibilité de naissance et de renaissance devant nous. Pour paraphraser Guillaume Apollinaire c’est : « rallumer les étoiles ». C'est à chacun d'entre nous de définir ce qu'il veut que soit son avenir. C'est tout à la fois une liberté fondamentale et une responsabilité individuelle essentielle. Nous devons être l’architecte et l'entrepreneur de notre avenir, de notre vie, donc de notre projet. En outre, si l’on ne défini pas son projet, d’autres le feront à notre place.

3) Avoir un plan d’action et…. démarrer

Beaucoup de projets n’aboutissent pas, tout simplement parce qu’on en reste au stade des intentions. Il faut donc se définir un plan d’actions et l’actualiser régulièrement. Concrètement qu’allons-nous faire ? Concrètement par quoi allons-nous commencer et quand, quel sera notre premier pas ?

4) Un projet n’est pas un carcan, il doit rester ouvert

Nous sommes et certainement d'une manière  durable, dans un monde marqué par le changement continu, accéléré et par l’incertitude. Le « une fois pour toutes », le « définitif », la « sécurité totale », les « garanties absolues », sont devenus des leurres. En revanche, nous avons constamment l'occasion de repenser nos priorités, donc le sens et la direction de notre vie. Un projet de vie, doit donc rester ouvert, nous devons pouvoir le changer quand nous le jugeons utile ou opportun.

5) Se préparer à vivre des crises

Le mouvement, la dynamique, les ruptures, le renouvellement sont des caractéristiques de notre temps. Nous devons donc nous attendre et nous préparer à vivre positivement des périodes de crise. Crise étant pris dans le son sens de rupture et transformation/réinvention. Nos parcours de vie (professionnels et personnels) sont déjà et seront marqués par la fragmentation : des périodes de travail ; des pertes d’emplois ; des retours en formation; des changements de métier …

6) Prendre soin de soi, de sa santé

Notre premier capital de réussite, c’est notre santé physique et psychologique. Nous vivons dans un monde dur, éprouvant où nous sommes fréquemment challengés pour rester dans le coup. C’est un contexte générateur de stress voire plus avec le burn out et les dépressions. Savoir se ressourcer, préserver des temps de repos, veiller à son sommeil, bien s’alimenter…,  bref une bonne hygiène de vie avec un bon équilibrage de nos domaines de vie.

7) Intégrer la dimension financière

Nous ne disons pas qu’il faille être riche…., nous disons simplement qu’il faut savoir générer et gérer les ressources financières utiles, pour nous éviter d’être gangrené pas des problèmes du type : « Comment vais-je payer mon loyer ? Comment vais-je assurer l’éducation de mes enfants ? Comment… ?.
En fait, gagner convenablement sa vie permet de se consacrer à nos passions, à ceux que nous aimons et de leur faire plaisir.

8) Voir et accepter le monde tel qu'il est

Un des pièges les plus dangereux et parmi les plus fréquents, c’est le déni de réalité. Notamment lorsque cette réalité ne nous convient pas. Voir et accepter le monde tel qu’il est n’est pas se mettre dans une posture de résignation. C’est partir de la réalité pour adapter au mieux nos objectifs et nos stratégies. C’est aussi peser/agir sur cette réalité pour la faire évoluer dans les directions qui nous conviennent le mieux.
Il nous faut donc intégrer les paramètres suivants :
  • la complexité,
  • l'incertitude,
  • et le changement permanent.
Le changement est devenu la permanence. Nous devons nous apprendre à vivre les changements non pas en les ignorant, en les fuyant ou en les subissant, mais comme des évolutions, des transformations porteuses certes de risques mais aussi d'opportunités.
Nous devons donc implanter en nous une attitude mentale de :
  • réalisme,
  • souplesse/flexibilité,
  • curiosité/capacité d’étonnement,
  • anticipation,
  • réalisme,
  • optimisme,
  • opportunisme,
  • apprendre et désapprendre tout au long de notre vie,
  • savoir nous auto renouveler pour demeurer dans le coup de l'économie et de la société. Nous devrons constamment faire la preuve de notre employabilité, dans l'entreprise où nous travaillons et plus largement sur le marché,
  • savoir créer, entretenir, développer et vendre nos avantages concurrentiels personnels (compétences professionnelles, personnalité…).
Qu’est-ce qui fait notre valeur et notre spécificité attractive ?

9) Les facteurs à prendre en compte pour fiabiliser nos choix de vie professionnelle

Dans les choix de vie professionnels que nous sommes amenés à faire, il nous faut  toujours rechercher à concilier six facteurs qui interagissent les uns avec les autres en conditionnant notre efficacité sociale et notre bonheur. Faisons en sorte que nos choix d'orientation professionnelle correspondent toujours à :
  • des besoins du marché ; le marché est une institution clé et incontournable de notre temps.
    Il n'est pas un substitut de la responsabilité, c'est un discriminant qui sépare ce qui lui convient de ce qui  ne lui convient pas, ce qu’il juge  efficace de ce qu’il juge inefficace, ce qu’il juge utile de ce qu’il juge inutile,
  • nos savoirs, nos compétences et nos capacités,
  • nos valeurs personnelles,
  • nos motivations profondes; concilions ce que nous faisons avec ce qui nous procure de réelles satisfactions. Notre travail doit être l'un des lieux de notre réalisation personnelle. Cela conditionne notre efficacité et notre bonheur,
  • quelque chose qui soit cohérent avec la vie personnelle et sociale que nous voulons.
    C'est pourquoi aujourd'hui on parle de portefeuille global d'activités. Nous devons apprendre à combiner nos activités professionnelles, personnelles/familiales, sociales, sans oublier notre santé,
  • quelque chose de cohérent sur le plan économique: concilier nos besoins et nos ambitions avec les faisabilités/possibilités/contraintes du marché.

10) Identifier et mobiliser nos ressources externes

Rappelons cet adage : « Seul on va plus vite ; à plusieurs on va plus loin. » Qui dans notre environnement professionnel et personnel peut nous accompagner, nous soutenir, nous aider, nous encourager, nous booster ?

11) Qui peut nous inspirer ?

Comme le note William James : « En psychologie, une loi veut que si vous vous représentez mentalement ce que vous voudriez être et que vous conservez cette image assez longtemps, vous deviendrez exactement ce que vous avez imaginé. » Quelles personnes peuvent nous servir de modèle, de source d’inspiration ?

12) Apprendre à bien se connaître

Cela permet de mieux nous orienter, de mieux choisir et ça nous donne un meilleur sentiment de maîtrise des évènements en ne sombrant pas dans le découragement à la moindre bourrasque. Bien se connaître aide à définir ce que l'on veut et permet de se sentir auteur et acteur de sa vie. Bien se connaître aide à donner du sens à sa vie en s'appuyant sur ses talents, sur ses valeurs et sur ses motivations.

Pour conclure

A chacun de nous d’agir. Nous ne sommes pas seulement ce que nous a donné notre naissance, pas seulement ce que nous sommes aujourd’hui. Nous sommes des êtres en devenir. La réussite est ouverte à tous, encore faut-il la vouloir, l’oser et la construire ! Et, comme le conseille Bill Cosby : « Afin de connaître du succès, votre désir pour celui-ci se doit d’être plus grand que votre peur d’échouer.»
 

Autour du même sujet