Développez votre paix intérieure

La paix intérieure permet d’agir et de répondre à toute situation par la raison et l’esprit d’analyse. Développez votre paix intérieure. Avancez dans la construction de vos buts avec sérénité.

La paix intérieure permet de résoudre trois de nos principaux problèmes : les émotions exacerbées, la peur du lendemain, et les erreurs d’appréciation. Mais pourquoi est-il si difficile de se sentir en paix dans le quotidien de nos vies ? Parce que nous agissons avec émotions. Que nous raisonnons à travers nos peurs, nos traumatismes, nos angoisses, nos impressions ! Et parce que globalement nous manquons de confiance dans la suite de notre chemin. Ce qui en revient à manquer de confiance en soi, puisque c’est nous qui bâtissons la route.

 

Ainsi, développer  une paix intérieure passe par l’apprentissage de la tranquillité. Tranquillisez-vous en étant actif. Si vous vous sentez en mouvement, vous serez moins fixé sur ce qui vous angoisse au jour le jour. Qu’appelons-nous être actif ? Chercher le changement. Vous êtes anxieux le matin lorsque vous partez au travail ? Cherchez vos pourquoi et vos comment. Soyez dans le concret de l’avancement : yoga, respiration, pensée positive, projet de voyage, branchez- vous à un autre espace de votre vie. Si jour après jour, vous ressentez à un moment de votre journée des pensées négatives, alors changez la routine de ce moment-là. Modifiez votre agenda, vos méthodes de travail, votre trajet, cherchez le mouvement  on pourrait croire que le changement n’apporte pas la paix mais le risque, or il n’en est rien, le changement participe à la paix parce qu’il est avancement.

La tranquillité intérieure  

Autre point pour favoriser une tranquillité intérieure, ne réagissez jamais à chaud dans toute situation où vous vous sentez envahi par des sentiments négatifs. Colère, tristesse, chagrin, vexation. Vous risqueriez de répondre à l’attaque plutôt que d’en dire quelque chose et de fermer la porte à un règlement qui ne soit pas un règlement de compte.

 

Par exemple, si vous vous sentez menacé ou émotionné par un de vos collègues sur votre lieu de travail, à tort ou à raison, si vous ne différez pas votre réponse vous allez participer à son scénario négatif. Il vous aura par exemple lancé une pique de rivalité, et vous risqueriez de lui relancer le même genre de propos. Et vous aurez alors, vous, permis, validé, autorisé ce type de dialogue. Si vous n’arrivez pas à être froid et distant dans votre façon de répondre, alors attendez de pouvoir l’être. Si vous répondez du haut de votre tranquillité, autrui se retrouve seul avec sa propre jalousie, sa propre rivalité, son propre enfermement. Vous resterez neutre et maître de la situation.

 

Autre exemple concret. Vous vous occupez du marché français.  Un collègue, qui gère le marché anglais, signe avec un de vos clients et refuse de se remettre en question. Si vous l’attaquez avec colère ou exaspération, vous déclencherez chez lui l’envie de se défendre de la situation, ou de se défendre de ses actes. Et vous-même vous aurez l’air d’être dans une problématique d’enjeux d’objectifs et non pas d’éthique. Si vous faites un pas de côté, et qu’au lieu de répondre vous dites - avec distance - les faits et la conséquence, vous lui donnerez envie de se justifier.

 

Mieux vaut pousser une personne à la justification qu’à la défense. Quelqu’un qui se défend finit par y croire. Souvent quelqu’un qui se justifie cherche à convaincre parce qu’il sent la faille ou en tout cas en donne l’impression aux observateurs  

Détachez-vous  

De vos émotions, de la situation négative, de votre envie de maîtrise. Savoir appréhender la situation avec détachement en revient à ne pas spéculer sur la suite. Restez sur le moment présent, et sur la maîtrise que vous pouvez en avoir actuellement. Lorsque l’on vit une situation qui entraîne stress et pression, c’est parce que l’on spécule sur un possible échec ou une finalité négative. Pourquoi stressez-vous dans la poursuite des objectifs professionnels posés par votre hiérarchie ? Pourquoi stressez-vous quand vous manquez de temps face à vos dossiers ? Lorsque vous allez en meeting ? Par peur de l’issue de la situation. Vous avez laissé votre pensée être infiltrée par le doute. Pour ne pas douter, ne spéculez par sur le futur, visualisez-le et de façon toujours positive.

 

Il s’agit donc de vous détacher de ce à quoi vous vous accrochez habituellement, votre envie que tout se « passe bien ». Or, nous avons besoin de traverser les turbulences pour arriver au bien-être. C’est parce que vous avez connu des échecs que vous savez les éviter. Mais si vous gardez constamment en tête la possibilité d’enchaînements négatifs, vous restez enchaîné à vos scénarios négatifs.

 

Se détacher, c’est accepter que rien ne s’écrit malgré vous. Pas à pas tout est possible. Inutile donc de vous cramponner à votre envie de maîtrise au mauvais endroit. Maîtrisez votre travail, vos outils, vos pensées. Détachez-vous de vos spéculations négatives concernant le futur, de vos fausses impressions de perte, de rejet, de sentiment de ne pas être à la hauteur. Du regard d’autrui. Les seules attaches positives en milieu professionnel comme affectif sont intérieures et ne dépendent de personne, elles concernent votre visée et vos intentions. Prenez comme ligne directrice ce à quoi vous aspirez.

Affrontez  

Vos peurs. Vos angoisses. Vos pensées. Il vaut mieux savoir précisément ce qui vous empêche d’être dans une paix intérieure que de rester en état de déni, soumis à ces névroses.  Alors, affrontez. Lorsque vous vous sentez de moins en moins tranquille, ne fuyez pas vos pensées, réfléchissez. De quoi avez-vous peur ? Qu’est-ce qui vous met en état de tension ? À quel souvenir vous renvoie cet état ? Faites une investigation dans votre for intérieur plutôt que de subir des émotions sans en comprendre le sens.


Vous vous sentez sans cesse remis en question par votre collègue et cela provoque en vous un état de tension ? Il y a bien plus à comprendre que ce constat-là. Pourquoi lui donnez-vous le pouvoir de vous remettre en question ? Pourquoi êtes-vous susceptible d’être happé dans ce type de lien ? De dialogue ? Pourquoi cela joue-t-il dans l’image que vous avez de vous ? Que vous croyez donner ? Cherchez ! Posez-vous les bonnes questions et remontez le fil. Vous tomberez sur des choses bien plus profondes que l’impression du moment, vous accèderez à vous-même, à votre histoire et à vos problématiques. Globalement, dans toute situation, posez-vous trois questions : Qu’est ce que je crains ? L’ai-je déjà vécu ? Quel souvenir s’y rattache ? C’est le début de l’enquête, le début de la quête de l’état de paix intérieure.

 

La route est longue avant d’atteindre une sérénité à toute épreuve. Cet article vous donne des pistes pour en poser les bases, notamment en milieu professionnel. Plus vous vous distancierez de vos impressions, plus vous serez maître de vos émotions.

Autour du même sujet