Charges salariales : les taux, les assiettes...

Il y a salaire brut et salaire net et, entre les deux, ce que l'on appelle les charges salariales. Celles-ci sont calculées en fonction du salaire ou du plafond de la Sécurité sociale, qui est de 3 129€ mensuels ou de 37 548€ annuels pour 2014.

Charges salariales, CSG et CRDS

CSG et CRDS sont deux cotisations sociales très connues.La cotisation la plus importante versée par les salariés est la CSG ou Contribution sociale généralisée, destinée au financement de la protection sociale. Elle se monte à 7,5% non pas de 100% mais de 98,25% du salaire mensuel total dans la limite de 142 128€ ; au-delà, la CSG est calculée sur la totalité du salaire.
La base de calcul est la même pour la CRDS ou Contribution pour le remboursement de la dette sociale, dont le taux est de 0,5%.

Charges salariales et Sécurité sociale

Sur leur feuille de paie, les salariés se voient retenir des cotisations pour l'assurance maladie, l'assurance vieillesse plafonnée et l'assurance vieillesse déplafonnée, à des taux respectifs de 0,75%, 6,80% et 0,10%. Si la première et la troisième sont calculées sur la base du salaire total mensuel, l'assurance vieillesse plafonnée est calculée, comme son nom l'indique, par rapport au plafond de la Sécurité sociale, soit en 2014 pour la partie comprise en dessous de ce plafond entre 0 et 3 129 €. Le montant du salaire mensuel versé au-delà du plafond n'est pas soumis à cette cotisation.

Charges salariales et cotisations chômage

Les cotisations chômage concernent tous les salariés, à l'exception de ceux âgés de 65 ans ou plus. Toute personne salariée cotise donc l'assurance chômage à hauteur de 2,4% de leur salaire, dans la limite de 12 516 € par mois. Dans les mêmes conditions, s'ajoute pour les cadres une cotisation APEC à un taux de 0,024%.

Charges salariales et retraite complémentaire

Outre le régime de base, d'autres cotisations retraite apparaissent sur la fiche de paie de chaque salarié. Tout d'abord, chacun doit s'acquitter de l'AGFF, une cotisation destinée à financer les pensions de retraite et qui ne donne pas de point. Son taux est de 0,8% pour les non-cadres et de 0,8% ou 0,9% pour les cadres. Comme les autres, elle est calculée sur une assiette des cotisations (incluant salaire brut, indemnités de congés payés, primes...), elle-même divisée en tranches, qui varient selon les organismes. Ainsi, l'Arrco différencie-t-elle la tranche 1, de 1 à 3086€ par mois en 2013, de la tranche 2, de 3 086 à 9 258 €, alors que l'Agirc, réservée aux cadres, se base sur une tranche B de 3086 à 12 344€ par mois en 2013 et sur une tranche C, de 12 344 à 24 688€.
Partant de là, les cotisations salariales s'élèvent pour les non-cadres à un taux de 3,05% pour la tranche 1 et 8,05% pour la tranche 2. Au-delà de 3 129€ de salaire par mois en 2014, les cadres doivent s'acquitter, auprès de l'Agirc, de 7,7% de la base de calcul qu'ils appartiennent à la tranche B. Pour la tranche C, la répartition d'un taux de 20 à 20,43% entre les charges patronales et salariales est décidée au sein de l'entreprise. Les cadres ainsi que les cadres dirigeants paient enfin une cotisation dite CET ou Cotisation exceptionnelle et temporaire, à un taux de 0,35%.

Cotisations

Annonces Google