Ce que l’engagement révèle sur le post de Nicolas Sarkozy

En moins de 24H le post publié le vendredi 19 septembre a atteint une viralité exceptionnelle portée par 19 500 partages, 90 000 likes et 24 500 commentaires. La force de ce post ne tient pas à l’engagement mais bien à sa viralité.

Mais d’abord pourquoi Facebook ?

Un message direct, sans passer par des intermédiaires, un message en priorité pour servir une viralité populaire du message et non une viralité institutionnelle portée par des médias, garantissant par la même occasion des réactions positives, même si s’exposant ensuite à des contestations dans les commentaires en affichant le message à des non-fans de la page.
Mais c’est la typologie de l’engagement qu’il est aussi intéressant de regarder. C’est pour le moment moins de like que son post Facebook de « bon perdant » suivant sa défaite et aussi moins que son remerciement à ses soutiens lors de ses soucis judiciaires.

Retour sur…

Le post du 6 mai 2012 abrite trois fois plus de commentaires pour le moment, notamment les douleurs des électeurs de Nicolas Sarkozy mais aussi les parodies de cette phrase courte, facilement détournable par ses contestataires « soyons dignes, soyons patriotes, soyons Français. Je vous aime-NS ».
Le post du 25 mars 2013 de remerciement à ses soutiens face à ses difficultés judiciaires a également récolté plus de like mais aussi de commentaires et de partages à consonance plutôt majoritairement positive.
Un post de très grande ampleur mais qui n’est donc pas une première sur cette page.
La force de ce post réside surtout dans son nombre de partages. Le partage, l’engagement le plus fort, le fait de prendre un post et de le re poster en son propre nom à tous ces contacts, en forte majorité des partisans. 

Une viralité longue, bien préparée

Il est régulièrement observable que 50 % de l’engagement se fait dans l’heure suivant le post (ici 25 800) mais le nombre de likes dépasse en 24h les 90 000. Une viralité sur le long terme, entretenue par sa puissance mais aussi grâce aux médias. Ici la moitié des likes a lieu durant 3h30 après le post.
Cela est aussi dû à l’heure du post, 16h14, parfait pour laisser le temps aux journalistes de relayer l’information à des heures de grande audience.
Une viralité qui a servi l’augmentation du nombre de fans qui a bondi de 40 000 en un week-end dont 25 000 personnes en une journée, en passe de le faire devenir l’homme politique français qui passe la barre du million de fans :
  • soit 2 fois plus que François Hollande (497 000) qui a d’ailleurs lui aussi connu un léger pic d’acquisition (+ 3 000 fans) grâce au post de son rival,
  • ou encore que Marine Le Pen (464 000), qui a bénéficié d’une acquisition plus importante que le président actuel avec + 5 000 fans grâce au post de Nicolas Sarkozy.
Un post qui s’accompagne également d’un changement de couverture de la page effaçant ainsi la précédente photo prise durant la campagne de 2012 pour faire oublier cette défaite et marquer un nouveau départ. Un simple drapeau français pour appuyer son discours prônant la fin des clivages politiques.

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