Pascal Chevalier (Reworld Media) : "Les régies et les rédactions doivent être à terme fusionnées"

Pascal Chevalier Reworld Media Le cofondateur de Reworld Media, Pascal Chevalier, était l'invité de l'émission "Les Décideurs du Net", et s'est exprimé sur les priorités de son groupe.

Avec le rachat de Marie-France et celui de l'activité Presse Grand Public (PGP) d'Axel Springer France, Reworld Media s'est très rapidement positionné sur la carte des pure-players, fort de ses 40 millions de chiffre d'affaires, aux côtés d'un autre nouvel arrivant, Fimalac. Son co-fondateur, Pascal Chevalier, était l'invité de l'émission "Les Décideurs du Net", présentée par le JDN et Décideurs TV, en partenariat avec Offremedia, ce jeudi à 12h30. "Je crois beaucoup non pas à une marque presse mais à une marque média. Une marque média doit aujourd'hui se décliner sur l'ensemble des supports : papier, Internet, mobile", annonce Pascal Chevalier pour expliquer le positionnement de son groupe.

Pour lui, il est plus facile de rajeunir une marque existante que d'en lancer une. D'où les rachats au cours de l'année 2013, de Marie-France et de l'activité PGP d'Axel Springer France. Le premier représente aujourd'hui 13 millions de contacts uniques par mois, sur l'ensemble des canaux et assume un parti pris : "Pas de bandeaux publicitaires, uniquement des opérations spéciales de qualité. Un choix conforté par la baisse constante du CPM display". Interrogé sur l'identité des équipes dédiées à ce brand content, il rétorque : "Qui mieux que la rédaction va être capable de scénariser une marque ?". Et d'ajouter, un brin provocateur, "je pense que les régies et la rédaction doivent être fusionnées". 

Autre sujet important, la data. "La première acquisition effectuée par le groupe concernait un acteur qui disposait de nombreuses bases de données. On dispose aujourd'hui plus de 20 millions d'adresses qui nous permettent de qualifier le contact et lui envoyer le bon message, au bon moment, sur le bon support", rappelle Pascal Chevalier. Et l'international ? Présent en Europe et en Asie, le groupe cible en priorité l'Asie du Sud-Est, dans lequel il voit un véritable marché, pour deux raisons. "Les barrières à l'entrée sont beaucoup moins nombreuses que dans un pays comme la Chine et les éditions peuvent y être déclinées en anglais". Pour accompagner le groupe, Pascal Chevalier confirme l'arrivée prochaine d'un fond asiatique au capital de la société, aux côtés des actionnaires historiques que sont Idinvest et Truffle.

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