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25/05/2012
RSS : qu'est ce que c'est, comment en profiter ?
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On parle
de plus en plus des flux RSS. Derrière ce terme abscons, se cache un outil
pratique et simple d'utilisation pour diffuser du contenu et, à l'autre bout
de la chaîne, se tenir au courant des mises à jour de ses sites favoris. |
> Comment expliquer simplement ce qu'est un flux RSS ?
Il s'agit d'un fichier texte particulier (voir plus loin) dont le contenu
est produit automatiquement (sauf cas exceptionnels) en fonction des mises
à jour d'un site Web. Ce contenu est laissé au libre choix
du producteur du flux, mais très généralement se compose
des titres des mises à jour (par exemple : "nouvelle promotion"),
des liens hypertextes correspondants, et de descriptions, en quelques lignes,
de ces mises à jour (par exemple : "Prix sacrifiés sur
la mémoire pendant trois jours. Profitez-en").
Le terme RSS désigne une convention de structuration (comme Atom,
que nous laisserons de côté ici) des fichiers que nous venons
de décrire, garantissant qu'ils puissent être diffusés
dans un format compréhensible par le plus grand nombre (on parle de
"syndication de contenu"). Ainsi, un webmaster peut décider,
par un outil approprié, d'importer le contenu du "flux RSS"
dans sa propre page Web, et plus largement n'importe qui peut, par une manipulation
similaire, recevoir dans sa boite e-mail ou via un logiciel dédié
les dernières mises à jour d'un site proposant la diffusion
de son contenu "en RSS".
>
Quel est l'intérêt pour le diffuseur du flux ?
La réponse est, là encore, simple - faire connaître
les mises à jour de son site - mais troublante : cette tâche
n'est-elle pas parfaitement remplie par l'envoi d'une newsletter ? Par
rapport aux newsletters, le flux RSS a plusieurs avantages : il ne nécessite
pas d'envoyer un e-mailing massif, mais juste de produire (de manière
automatisée) le fichier RSS à chaque mise à jour ou
groupe de mises à jour ; il anticipe sur les évolutions futures
de la consommation d'information sur le Web (nous y reviendrons) ; il peut-être
agrégé avec d'autres flux - c'est le rôle des "lecteurs
RSS" que de permettre de "s'abonner" à des flux RSS
(comme on s'abonne à des groupes de discussion ou une page sur un
réseau social par exemple), pour les afficher ensuite de manière
agrégée dans une interface personnalisable.
Mais le flux RSS présente également un appauvrissement par
rapport à la newsletter, et ne peut donc la remplacer tout à
fait : le diffuseur n'a plus la main sur la présentation du contenu
; il n'est pas possible - ou moins facilement - d'insérer de la publicité
autre que textuelle, ou plus largement des effets visuels ; le flux RSS a
(souvent) vocation à être "noyé" parmi d'autres
flux similaires, diminuant ainsi l'impact d'une mise à jour particulière.
> Quelles solutions dédiées choisir pour lire des flux
RSS ?
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Tableau
de synthèse des solutions à suivre
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Editeur
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Solution
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Nature
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Commentaire
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24eyes
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SaaS
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Cette solution
se présente sous la forme d'un tableau de bord de flux avec la possibilité
d'insérer des onglets thématiques
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Bradsoft
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Logiciel
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FeedDemon
est disponible en deux versions : Lite qui est gratuite et Pro à 19,95
dollars proposant entre autre l'intégration des flux Twitter et Facebook
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FeedReader
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Logiciel
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Ce
lecteur de flux RSS Open Source est proposé en diffrentes versions
dont: standard (gratuite) et serveur (payante)
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GESTE
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Logiciel
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AlertInfo
permet d'importer et d'exporter ses flux RSS au format OPML
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Google
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SaaS
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La solution
propose une fonction Tendances pour obtenir des statistiques de consultation.
L'interface utilisateur est calquée sur Gmail
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Microsoft
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Navigateur
Web
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Disponible
depuis mars 2011, IE9 permet de détecter et de s'abonner automatiquement
à des flux RSS en fonction des sites Web visités
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Mozilla
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Navigateur
Web
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Une
extension permet de faire revenir l'icône d'alerte RSS dans la
barre des tâches (icône que Mozilla avait enlevée depuis
Firefox 4).
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Netvibes
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SaaS
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Racheté
par Dassault Systèmes début 2012, Netvibes permet d'intégrer
de façon rapide et intuitve des centaines de flux RSS
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> Pourquoi est-il néanmoins utile de doter
son site d'un flux RSS ?
Comme nous l'avons dit, la consommation d'information sur le Web change
: d'une part beaucoup d'internautes accèdent à tel ou tel site
en cliquant sur un lien dans la newsletter correspondante, non en se dirigeant
d'eux-mêmes vers le site en question, d'où l'importance du "push".
| Le RSS ne remplace pas l'e-mailing, mais anticipe
sur les éventuelles restrictions futures |
D'autre part les newsletters sont des e-mails, et donc souffrent de la
pollution du spam qui en diminue la visibilité quand il ne provoque
pas tout simplement leur élimination fortuite ou voulue. Par ailleurs,
les newsletters contiennent pour la plupart du code HTML dont l'affichage
par les clients de messagerie peut être désactivé.
Le flux RSS, à la présentation minimale ou, en tout cas, incontrôlable,
permet au moins de pallier ce problème et bénéficie
d'un a priori positif pour beaucoup de pratiquants de l'Internet,
lassés des newsletters et, surtout, du spam (le lecteur d'un flux
RSS ne donnant pas son adresse personnelle quand il le télécharge).
> Que faut-il faire pour produire un flux RSS et
pour le lire ?
Techniquement, un flux RSS n'est rien d'autre qu'un fichier XML,
composé de balises encadrant du contenu. Ces balises indiquent que
tel contenu est un titre, tel autre un lien, etc. Pour produire un fichier
XML à partir d'une page Web statique (mais correctement structurée)
ou d'une base de données, il suffit d'un script approprié,
en Perl, PHP, Java ou tout autre langage similaire (lire
l'article du 26/01/2011). Les outils de gestion de contenu ou de
blog incluent souvent une fonctionnalité permettant de produire les
flux RSS correspondant aux dernières entrées dans le référentiel
de contenu.
Pour lire un flux RSS, à l'inverse, il faut un script qui convertisse
le XML en HTML : c'est ce qu'utilisent les "agrégateurs
de news" ou "lecteurs RSS" qui, en outre, proposent des listes
de flux RSS auxquels il est possible de s'abonner (le lecteur importera alors,
à intervalle réguliers et paramétrables, le fichier
XML correspondant) et des moyens de classement/agrégation de ces flux.
Parmi eux, on trouve des outils comme AlertInfo,
FeedReader ou encore
FeedDemon. On notera
également l'existence de lecteurs de flux RSS en mode SaaS comme Google
Reader, Netvibes
ou encore 24eyes.
Dans le même ordre d'idée, un outil de gestion de contenu
ou de blog peut afficher, généralement, des flux RSS externes
dans une page Web (mais dont les liens, bien évidemment, pointent
en dehors du domaine).C'est également le cas pour tous les outils
de Réseaux Sociaux d'Entreprise (RSE) disponibles sur le marché
(blueKiwi, Jive, Yammer, Yoolink Pro, 3DSwYm...).
En résumé, il faut un outil dynamique Web pour produire, il
faut un logiciel dédié (ou un outil dynamique Web) pour lire.
Le logiciel dédié peut disposer de sa propre interface, ou
s'intégrer à un client de messagerie comme Outlook, ce qui
permet de recevoir les flux RSS mis à jour comme on reçoit
ses e-mails, mais de manière aisément cloisonnable (lire
notre panorama pour
un aperçu des lecteurs RSS). Aujourd'hui, la plupart des systèmes
de gestion de contenu Web (CMS) intègrent un outil de publication
de flux RSS, que pourront reprendre d'autres sites, ou qui pourront être
intégrés au sein de lecteurs de flux par les internautes intéressés.
> Les flux RSS sont-ils réservés aux sites d'information
?
Non, les flux RSS sont utiles aux sites fréquemment mis à
jour, quels qu'ils soient, et il se trouve que ces sites sont, la plupart
du temps, des sites d'information. C'est par les weblogs que les flux RSS
se sont développés, car il constitue un moyen de promotion
d'un blog beaucoup moins contraignant, nous l'avons vu, qu'une newsletter.
Les weblogs, par nature, fonctionnent sur l'échange de liens, et par
extension de flux RSS sur des thèmes communs. Mais ces flux peuvent
aussi ne contenir que des liens pointant vers une "image du jour"
par exemple, ou des liens vers une nouvelle entrée dans un catalogue,
etc. Ils ne sont pas réservés à des articles ou des
messages.
> Qui, aujourd'hui, "fait du RSS" ?
Un examen des quelques annuaires de flux RSS qui existent sur le Web
permet de se rendre compte que les sites Web traitant d'informatique et plus
précisément de technologies Web sont, de très loin,
les premiers pourvoyeurs de ce type de flux (un exemple étant JDN
Développeurs). En dehors des blogs, on doit bien admettre que
rares sont les sites "généralistes" qui en font usage,
même si il existe quelques exceptions. Néanmoins, le format
et le principe se répandent suffisamment vite pour que le flux RSS
soit devenu un sujet incontournable et impose aux diffuseurs potentiels de
réfléchir à l'intérêt d'en proposer, ne
serait-ce que pour "en être". De ce point de vue, le RSS
a un argument de poids : pour peu que le contenu soit là, il faut
peu de temps et de moyen pour mettre un tel flux sur pied.
> Comment savoir si un site publie un flux RSS ?
La plupart du temps, ce flux est indiqué par une petite icone,
généralement au fond orange avec le texte XML ou RSS écrit
en blanc. Il existe d'autres symboles visuels similaires. Les annuaires de
flux permettent de répérer les sites en proposant, mais certains
de ces annuaires syndiquent eux-mêmes le contenu des sites sans que
ceux-ci soient directement à l'origine du flux.
> Comment est né le
format RSS, et comment évolue-t-il ?
C'est Netscape qui en est à l'origine, la première incarnation
du format portant le numéro de version 0.90. Jugée trop complexe,
cette mouture est simplifiée par Netscape qui, pourtant, ne tarde pas
à abandonner le projet. C'est alors Userland Software, éditeur
d'outils de weblogs, qui devient propriétaire de la version 0.91. Userland
fera évoluer le format avec les versions 0.92, 0.93 et 0.94, mais parallèlement,
une organisation non commerciale baptisée RSS-DEV Working Group reprend
les principes initiaux du format RSS (ceux de la version 0.90) pour aboutir
à RSS 1.0. Cette version, toutefois, est distincte de celles d'Userland,
et dont la dernière en date est la 2.0, qui a succédé
directement à la 0.94. Le tableau suivant récapitule cette génèse
mouvementée, aboutissant à des versions du format incompatibles
entre elles (c'est du reste ce qui motivé l'élaboration de formats
concurrents comme Atom).
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Les
différentes versions du format RSS
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Version
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Propriétaire
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Avantages
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Statut
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Conclusion
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0.90
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Netscape
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-
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Rendu obsolète par
la version 1.0
|
Ne pas utiliser
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0.91
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Userland*
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Simplicité
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Rendu obsolète par
la version 2.0, mais toujours très utilisée
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Utilisable mais limité
; la migration vers la version 2.0 est relativement simple.
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0.92,
0.93,
0.94
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Userland
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Plus riches que la version
0.91
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Rendu obsolète par
la version 2.0
|
Préférer la
version 2.0
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1.0
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RSS-DEV Working Group
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Extensible par des modules,
indépendante de tout éditeur
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Le format lui-même
n'évolue pas actuellement, mais le développement des extensions
est actif
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A utiliser pour des applications
spécifiques
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2.0**
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Userland puis sous licence
Creative Commons***
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Migration simple depuis
la branche 0.9x ; extensible par des modules
|
Le format lui-même
n'évolue pas actuellement, mais le développement des extensions
est actif
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Utilisable
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Source : XML.com
* Il existe en fait deux RSS 0.91, l'une issue de l'évolution de la
version 0.90 par Netscape, l'autre issue de la reprise du développement
du format par Userland
** Une version 2.01 existe également, extrêmement proche de la
2.0
*** C'est Dave Winer, le fondateur d'Userland, qui a développé
RSS depuis la 0.91 jusqu'à la 2.0. Après avoir quitté
Userland, il bascule RSS sous licence Creative Commons, alors qu'il travaille
pour Harvard
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