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QUESTIONS &
REPONSES
29/03/2011
RSS : qu'est ce que c'est, comment en profiter ?
> Comment expliquer simplement ce qu'est un
flux RSS ?
Il s'agit d'un fichier texte particulier (voir plus loin) dont le contenu est produit automatiquement (sauf cas exceptionnels) en fonction des mises à jour d'un site Web. Ce contenu est laissé au libre choix du producteur du flux, mais très généralement se compose des titres des mises à jour (par exemple : "nouvelle promotion"), des liens hypertextes correspondants, et de descriptions, en quelques lignes, de ces mises à jour (par exemple : "Prix sacrifiés sur la mémoire pendant trois jours. Profitez-en"). Le terme RSS désigne une convention de structuration (il y en d'autres - lire l'article du 22/07/2003 -, comme Atom, que nous laisserons de côté ici) des fichiers que nous venons de décrire, garantissant qu'ils puissent être diffusés dans un format compréhensible par le plus grand nombre (on parle de "syndication de contenu"). Ainsi, un webmaster peut décider, par un outil approprié, d'importer le contenu du "flux RSS" dans sa propre page Web, et plus largement n'importe qui peut, par une manipulation similaire, recevoir dans sa boite e-mail ou via un logiciel dédié les dernières mises à jour d'un site proposant la diffusion de son contenu "en RSS". La réponse est, là encore, simple - faire connaître les mises à jour de son site - mais troublante : cette tâche n'est-elle pas parfaitement remplie par l'envoi d'une newsletter ? Par rapport aux newsletters, le flux RSS a plusieurs avantages : il ne nécessite pas d'envoyer un e-mailing massif, mais juste de produire (de manière automatisée) le fichier RSS à chaque mise à jour ou groupe de mises à jour ; il anticipe sur les évolutions futures de la consommation d'information sur le Web (nous y reviendrons) ; il peut-être agrégé avec d'autres flux - c'est le rôle des "lecteurs RSS" que de permettre de "s'abonner" à des flux RSS (comme on s'abonne à des groupes de discussion par exemple), pour les afficher ensuite de manière agrégée dans une interface personnalisable. Mais le flux RSS présente également un apprauvissement par rapport à la newsletter, et ne peut donc la remplacer tout à fait : le diffuseur n'a plus la main sur la présentation du contenu ; il n'est pas possible - ou moins facilement - d'insérer de la publicité autre que textuelle, ou plus largement des effets visuels ; le flux RSS a (souvent) vocation à être "noyé" parmi d'autres flux similaires, diminuant ainsi l'impact d'une mise à jour particulière.
Comme nous l'avons dit, la consommation d'information sur le Web change : d'une part beaucoup d'internautes accèdent à tel ou tel site en cliquant sur un lien dans la newsletter correspondante, non en se dirigeant d'eux-mêmes vers le site en question, d'où l'importance du "push". D'autre part les newsletters sont des e-mails, et donc souffrent de la pollution du spam qui en diminue la visibilité quand il ne provoque pas tout simplement leur élimination fortuite ou voulue. Par ailleurs, les newsletters contiennent pour la plupart du code HTML dont l'affichage par les clients de messagerie peut être désactivé (en attendant le jour où, à l'exemple du dernier Outlook Express - post Windows XP SP2 - qui supprime les appels HTML externes et donc notamment les images, il le sera par défaut). Le flux RSS, à la présentation minimale ou, en tout cas, incontrôlable, permet au moins de pallier à ce problème et bénéficie d'un a priori positif pour beaucoup de pratiquants de l'Internet, lassés des newsletters et, surtout, du spam (le lecteur d'un flux RSS ne donnant pas son adresse personnelle quand il le télécharge). > Que faut-il faire pour produire un flux RSS et pour le lire ? Techniquement, un flux RSS n'est rien d'autre qu'un fichier XML (lire le tutoriel du 12/09/2002), composé de balises encadrant du contenu. Ces balises indiquent que tel contenu est un titre, tel autre un lien, etc. Pour produire un fichier XML à partir d'une page Web statique (mais correctement structurée) ou d'une base de données, il suffit d'un script approprié (lire le tutoriel du 13/09/2002), en Perl, PHP, Java ou tout autre langage similaire. Les outils de gestion de contenu ou de weblog incluent souvent une fonctionnalité permettant de produire les flux RSS correspondant aux dernières entrées dans le référentiel de contenu. Pour lire un flux RSS, à l'inverse, il faut un script qui convertisse le XML en HTML : c'est ce qu'utilisent les "agrégateurs de news" ou "lecteurs RSS" qui, en outre, proposent des listes de flux RSS auxquels il est possible de s'abonner (le lecteur importera alors, à intervalle réguliers et paramétrables, le fichier XML correspondant) et des moyens de classement/agrégation de ces flux. Dans le même ordre d'idée, un outil de gestion de contenu ou de weblog peut afficher, généralement, des flux RSS externes dans une page Web (mais dont les liens, bien évidemment, pointent en dehors du domaine). En résumé, il faut un outil dynamique Web pour produire, il faut un logiciel dédié (ou un outil dynamique Web) pour lire. Le logiciel dédié peut disposer de sa propre interface, ou s'intégrer à un client de messagerie comme Outlook, ce qui permet de recevoir les flux RSS mis à jour comme on reçoit ses e-mails, mais de manière aisément cloisonnable (lire notre panorama pour un aperçu des lecteurs RSS). > Les flux RSS sont-ils réservés aux sites d'information ? Non, les flux RSS sont utiles aux sites fréquemment mis à jour, quels qu'ils soient, et il se trouve que ces sites sont, la plupart du temps, des sites d'information. C'est par les weblogs que les flux RSS se sont développés, car il constitue un moyen de promotion d'un blog beaucoup moins contraignant, nous l'avons vu, qu'une newsletter. Les weblogs, par nature, fonctionnent sur l'échange de liens, et par extension de flux RSS sur des thèmes communs. Mais ces flux peuvent aussi ne contenir que des liens pointant vers une "image du jour" par exemple, ou des liens vers une nouvelle entrée dans un catalogue, etc. Ils ne sont pas réservés à des articles ou des messages. > Qui, aujourd'hui, "fait du RSS" ? Un examen des quelques annuaires de flux RSS qui existent sur le Web permet de se rendre compte que les sites Web traitant d'informatique et plus précisément de technologies Web sont, de très loin, les premiers pourvoyeurs de ce type de flux (un exemple étant JDN Développeurs). En dehors des blogs, on doit bien admettre que rares sont les sites "généralistes" qui en font usage, même si il existe quelques exceptions. Néanmoins, le format et le principe se répandent suffisamment vite pour que le flux RSS soit devenu un sujet incontournable et impose aux diffuseurs potentiels de réfléchir à l'intérêt d'en proposer, ne serait-ce que pour "en être". De ce point de vue, le RSS a un argument de poids : pour peu que le contenu soit là, il faut peu de temps et de moyen pour mettre un tel flux sur pied. > Comment savoir si un site publie un flux RSS ? La plupart du temps, ce flux est indiqué par une petite icone, généralement au fond orange avec le texte XML ou RSS écrit en blanc. Il existe d'autres symboles visuels similaires. Les annuaires de flux permettent de répérer les sites en proposant, mais certains de ces annuaires syndiquent eux-mêmes le contenu des sites sans que ceux-ci soient directement à l'origine du flux.
C'est Netscape qui en est à l'origine, la première incarnation du format portant le numéro de version 0.90. Jugée trop complexe, cette mouture est simplifiée par Netscape qui, pourtant, ne tarde pas à abandonner le projet. C'est alors Userland Software, éditeur d'outils de weblogs, qui devient propriétaire de la version 0.91. Userland fera évoluer le format avec les versions 0.92, 0.93 et 0.94, mais parallèlement, une organisation non commerciale baptisée RSS-DEV Working Group reprend les principes initiaux du format RSS (ceux de la version 0.90) pour aboutir à RSS 1.0. Cette version, toutefois, est distincte de celles d'Userland, et dont la dernière en date est la 2.0, qui a succédé directement à la 0.94. Le tableau suivant récapitule cette génèse mouvementée, aboutissant à des versions du format incompatibles entre elles (c'est du reste ce qui motivé l'élaboration de formats concurrents comme Atom).
* Il existe en fait deux RSS 0.91, l'une issue de l'évolution de la version 0.90 par Netscape, l'autre issue de la reprise du développement du format par Userland ** Une version 2.01 existe également, extrêmement proche de la 2.0 *** C'est Dave Winer, le fondateur d'Userland, qui a développé RSS depuis la 0.91 jusqu'à la 2.0. Après avoir quitté Userland, il bascule RSS sous licence Creative Commons, alors qu'il travaille pour Harvard
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