Rachat de LinkedIn : l'offre de Salesforce était supérieure à celle de Microsoft

Microsoft a déboursé 26,2 milliards de dollars pour s'offrir le réseau social. Un document des autorités financières américaines révèle de nouveaux détails sur les dessous de l'opération.

Mi-juin, l'agence Bloomberg révélait que Microsoft n'était pas le seul groupe en lice en vue de l'acquisition de LinkedIn. Un autre acteur avait aussi fait, en parallèle, une offre d'achat au réseau social professionnel : Salesforce. Dans la foulée, l'information était confirmée par Marc Benioff, le CEO de Salesforce.

Un document publié par les autorités financières américaines (SEC) révèle de nouveaux détails sur les coulisses de l'opération. Il permet d'abord d'apprendre que d'autres sociétés lorgnaient sur le réseau social. Aux côtés de Microsoft, le document évoque quatre prétendants supplémentaires (qu'il nomme Party A, Party B, Party C et Party D, sans plus de précision sur leur identité exacte). Il précise, qu'en plus des rendez-vous avec Microsoft, des rencontres ont été organisées avec ces acteurs de mars à juin 2016. D'après Recode, la Partie A ne serait autre que Salesforce, la Partie B Google, et la Partie D Facebook. Le site américain, qui évoque des sources proches du dossier, n'a pas pu identifier la Partie C.

Mais le document de la SEC révèle d'autres informations. Suite aux propositions de la Party A, donc de Salesforce si l'on en croit nos confrères de Recode, Microsoft a été contraint de relever le niveau de son offre de 22%. Et au final, l'offre de cette même Partie A est malgré tout restée plus importante que celle proposée par Microsoft... D'après le document, la Partie A avançait une offre de 200 dollars par action, contre 196 dollars par titre pour Microsoft. Le Wall Street Journal confirme la thèse selon laquelle la Partie A était bel et bien Salesforce. Quant aux autres prétendants, ils semblent qu'ils en soient restés à l'étude du dossier d'acquisition, et n'aient pas réalisé de proposition.

Force est de se demander alors ce qui a fait pencher la balance en faveur de l'offre de Microsoft ? A la lecture du document de la SEC, la réponse est assez claire. L'éditeur de Redmond était prêt à régler l'intégralité de la transaction en cash, alors que la Partie A proposait de combiner un versement en numéraire avec un échange de titres. Un montage à la fois moins confortable financièrement et qui aurait nécessité l'approbation des actionnaires.

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