Comparatif : quatre offres de calcul intensif dans le cloud AWS : des instances différenciées par type de calcul

Les services de calcul intensif d'Amazon Web Services reposent assez classiquement sur un cluster de machines virtuelles via des instances Elastic Compute Cloud (EC2). Le géant américain propose aussi trois types d'instances optimisées pour le HPC : C4 pour le traitement multimédia et les jeux vidéo massivement multijoueurs, P2 pour l'ingénierie financière, les analyses sismiques ou la génomique, ainsi que G2 pour la simulation 3D ou encore l'imagerie (à la fois médicale et satellitaire). La configuration matérielle (CPU, processeur, carte graphique…) diffère selon les besoins.

Autre atout d'AWS : ses instances spot. Avec ce système d'enchères proposé pour bénéficier des instances AWS inutilisées, un utilisateur peut décider de consommer de la puissance de calcul uniquement si le prix du cœur est inférieur à une valeur plancher. Grand consommateur de calcul distribué pour son accélérateur de particules (LHC), le Cern se positionnerait ainsi systématiquement sur le prix des instances spot le plus bas.

En février 2016, AWS s'est emparé de Nice Software. Cet éditeur italien qui revendique Airbus et Total parmi ses références propose deux outils : EnginFrame pour faire tourner des environnements HPC complet dans un navigateur web, et Desktop Cloud Virtualization (DCV) pour visualiser des applications 2D ou 3D dans le cloud. Des services que l'on devrait rapidement voir apparaître dans l'offre AWS.

Offre HPC d'AWS en bref

Points forts

Points faibles

- Instances différenciées en fonction de la nature des calculs

- Système de mise en enchères

- Complexité tarifaire

- Retard pris sur Azure dans le traitement par lot (service encore en version préliminaire)


 

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