Bring Your Own Device (BYOD) : comment gérer les risques Bring your Own Device : une révolution pour la DSI, et un ROI encore flou

Du côté de la DSI, la question principale sera celle du retour sur investissement (ROI). "Les terminaux étant acquis et en partie administrés par le salarié, le Bring Your Own Device a pour conséquence de réduire les coûts techniques de la gestion de parc mobile. Sans compter que ces appareils sont généralement plus récents et donc plus performants que ceux que l'entreprise peut fournir", commente Loup Gronier, directeur des offres et de l'innovation chez Devoteam.

'le retour sur investissement du byod reste à démontrer' (loup gronier -
"Le retour sur investissement du BYOD reste à démontrer" (Loup Gronier - Devoteam). © JDN / Antoine Crochet-Damais

La délicate question d'un ROI qui reste à démontrer

Le ROI d'un tel projet n'en resterait pas moins difficile à calculer, du fait notamment de l'importance prise par les enjeux non-techniques, notamment RH et juridiques. "Hormis dans les entreprises IT dans lesquelles le recours à des moyens informatiques personnels pour le travail est déjà une habitude, le retour sur investissement du BYOD demeure à démontrer", note Chadi Hantouche chez Solucom.

Et Loup Gronier d'ajouter : "d'un point de vue technique, il est également important de prendre en compte l'ensemble des supports de stockage personnels que les salariés peuvent être amenés à utiliser : smartphones, tablettes, ultrabooks, mais aussi clés USB, cartes 3G, disques durs externes.... Il ne faut donc pas oublier tous ces appareils", lors de la définition des usages, des règles déontologiques et des dispositifs de sécurité associés.


Une révolution pour la gestion de parc et le support utilisateurs

Le BYOD modifie enfin l'organisation informatique. La DSI passe d'une gestion de parc verrouillée à des appareils nomades qu'elle ne maitrise pas. "D'où l'idée de sensibiliser les salariés aux usages bons ou mauvais du BYOD, et mettre en place des alternatives au support traditionnel", explique Chadi Hantouche. "Cela passe par des outils, de type forums ou wikis, pour que les utilisateurs trouvent eux même des solutions."

Enfin, "l'entreprise devra également se poser la question des infrastructures Wi-Fi mises à disposition en interne pour assurer la question de cette nouvelle catégorie de terminaux. Ce qui peut donner lieu à un ou plusieurs sous-projets", note Chadi Hantouche.

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