10 000 organismes dotés de "Correspondants Informatique et Liberté"

Selon la Cnil, le nombre de "Correspondants Informatique et Liberté" a plus que doublé en quatre ans. Ces gardiens de la protection des données trouvent leur place dans des sociétés générant de plus en plus de données numériques

Ils étaient 4 000 en 2008 et 7 000 en 2010. La Cnil annonce qu'il y a aujourd'hui en France 10 000 organismes dotés d'un "Cil", ces "Correspondants Informatique et Liberté" chargés de faire respecter les obligations issues de la loi "Informatique et Libertés".

Exerçant une fonction située à mi-chemin entre l'informatique et le juridique, le Cil doit notamment s'assurer que l'usage de l'informatique, et les données numériques générées, respectent bien les droits et la liberté des employés. Véritable "vecteur de conformité" et garant de la protection des données, le Cil a pour mission de "créer les conditions nécessaires à un usage efficace et raisonné des outils numériques", selon les termes de la Cnil. Plus précisément, le Cil doit notamment "s'assurer que toutes les précautions utiles ont été prises pour préserver la sécurité des données et, notamment, empêcher qu'elles soient déformées, endommagées, ou que des personnes non autorisées y aient accès", explique la Cnil sur son site.  

Une problématique qui devient de plus en plus importante à l'ère du tout numérique, et qui explique cette progression du nombre de Cil. En outre, nommer un Cil permet également d'être dispensé de certaines déclarations auprès de la Cnil. Les Cil disposent par ailleurs d'un accès personnalisé aux services de la Cnil  

Sur les 10 000 structures ayant désigné un Cil,  la Cnil relève aussi bien des grandes entreprises à rayonnement international que des PME/PMI, des collectivités locales, ou des professions réglementées. Les contrôles effectués auprès d'organismes dotés de Cil en 2010 et 2011 ont aussi révélé que "les Cil bénéficiant du soutien effectif du responsable de traitement sont une source de sécurité juridique et informatique". De même, il est apparu que le Cil "constituait une preuve d'engagement éthique et qu'il s'inscrivait dans le cadre plus général des actions en lien avec la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE)".

Juridique / PME