Réseaux sociaux et Web 2.0 : mieux filtrer l'accès Internet Jacques Binard (DSI - Chambre des Notaires de Paris) : "Il ne s'agit pas d'un flicage"

La Chambre des Notaires de Paris sert de simili-FAI pour 400 études parisiennes et leurs 20 000 employés. Au moment de repenser la gestion de l'infrastructure et de sa sécurité, la question du filtrage de l'accès web a été résolue avec la solution de Zscaler. Sa gestion à la fois centrale (dans le Cloud) et personnalisable (dans chaque étude) répondait bien aux problématiques particulières de la Chambre des Notaire de Paris.

capture d'écran de la solution 'cloud' de filtrage de sécurité web et mail de
Capture d'écran de la solution "Cloud" de filtrage de sécurité Web et Mail de Zscaler. © Zscaler

Être relié via VPN au nuage de Zscaler permet de protéger les études de notaires distantes à partir d'une liste centrale et commune de sites. Ces derniers sont classés : pornographie, racisme, jeux, réseaux sociaux mais aussi messagerie instantanée, e-commerce, etc.

"Zscaler permettait d'aller plus loin que le système binaire et un peu manichéen de couper ou autoriser l'accès"


Si un noyau de site interdits fait l'unanimité (sites pornographiques), d'autres ne font pas consensus. C'est alors à chaque étude de décider : "Les études gardent ainsi leur indépendance, nous n'imposons pas, sinon cela ne se passerait pas bien", explique Jacques Binard, DSI à la Chambre des Notaires de Paris."Zscaler permettait d'aller plus loin que le système binaire et un peu manichéen de couper ou autoriser."

Autre point satisfaisant souligné par le DSI : des rapports détaillés permettent de voir précisément l'usage d'Internet. Tout est anonyme, mais ce reporting permet de visualiser la répartition du temps passé sur des catégories de sites clairement professionnels et les autres. Pour l'instant ces rapports sont centralisés, mais d'ici la fin de l'année, chaque étude pourra consulter son rapport personnalisé. "Le patron de l'étude pourra alors s'apercevoir que l'usage des réseaux sociaux est trop important et ainsi interdire ensuite l'accès", explique Jacques Binard.

Transparence et explications

Ce passage de relai du monitoring est délicat : "Il va falloir impérativement rassurer sur le caractère anonyme des résultats. Beaucoup de notaires sont juristes de formation et ne manqueront pas d'être très vigilants la dessus. Il y a donc un réel effort de communication à faire pour faire comprendre qu'il ne s'agit pas d'un flicage : les restrictions peuvent être effectuées en raison de la productivité ou de la sécurité de l'étude", conseille le DSI. La communication et la transparence doivent d'ailleurs être les alliés des responsables d'étude. "Il faut donner des explications pour être accepté, même si certains risquent de râler".

En général, réseaux sociaux mais aussi Meetic sont totalement bloqués. Et si l'utilisateur consulte ces sites sur son smartphone ? "Au moins, la sécurité du système d'infomation de l'étude est préservée", fait valoir le DSI.

Chaque notaire doit respecter son secret professionnel et garder certaines informations confidentielles. Les webmails et messagerie instantanée sont ainsi coupées pour des raisons de sécurité. Jacques Binard a néanmoins constaté que les blocages temporaires et les blocages fermes sont utilisés dans les mêmes proportions.

Autre aspect sensible sur lesquels les filtres doivent agir : Hadopi. En effet, il serait assez mal vu que des notaires se fassent prendre la main dans le sac en train de télécharger illégalement des œuvres.

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