iPhone vs Android : l'avis des DSI Damien Mangin (DSI, CCM Benchmark) : "Android n'est pas suffisamment fiable pour le travail"

Pour Damien Mangin, entre l'iPhone et Android, il n'y a pas photo. "J'ai acquis un Samsung Galaxy S2 pour tester les applications que nous développons. Ce smartphone Android n'est pas stable, et parfois très lent sur certaines fonctions pourtant de base comme le défilement des écrans par exemple. Ces difficultés apparaissent dès la sortie du carton, sans avoir installé d'applications supplémentaires", pointe le DSI de CCM Benchmark. Pourtant, le Samsung Galaxy S2 est présenté comme un smartphone Android haut de gamme avec un processeur à deux cœurs de 1.2 GHz.

damien mangin est dsi de ccm benchmark.
Damien Mangin est DSI de CCM Benchmark. © CCM Benchmark
Le DSI des sites Comment ça marche, L'internaute et Journal du Net a donc choisi l'iPhone. Damien Mangin met d'abord en avant la qualité du smartphone d'Apple en termes de push mail et de synchronisation des contacts. "Je n'ai aucun doublon. Je saisis un contact sur mon iPhone à l'extérieur du bureau, je le retrouve sur mon Mac dans Gmail 10 minutes après. Cette possibilité n'existe pas nativement sur Android", indique-t-il. Sans compter que l'OS de Google ne propose pas par défaut d'intégration à d'autres messageries que Gmail, comme le fait l'iPhone - avec Exchange par exemple.

Seul déficit de l'iPhone en matière de communication : "l'absence de messagerie unifiée" (Apple interdisant ce type d'application dans l'App Store). Ce manque devrait néanmoins être comblé suite à la sortie d'iOS 5. Du côté d'Android, il est toujours possible d'ajouter une telle applications (Samsung propose par exemple ChatON).

Autre point fort de l'iPhone, une myriade de petites astuces ergonomiques qui n'existent pas sur Android. "C'est la possibilité par exemple de lire les caractères des mots de passe saisis une fraction de seconde avant qu'ils soient masqués, ce qui permet de se rendre compte immédiatement d'une faute de frappe. La probabilité de se tromper sur le clavier virtuel étant importante, c'est plutôt pratique en particulier pour taper des mots de passe complexes, du type une clé SSID Wi-fi de 32 caractères", pointe Damien Mangin.


Je suis partisan du Bring-your-own-device



Mais, il est vrai que le DSI n'utilise pas d'applications spécifiques "qui auraient été peut-être plus compliquées à mettre en œuvre sur l'iPhone". Il a notamment opté pour Evernote pour gérer ses prises de notes en réunion, et Dropbox pour l'échange de documents avec ses collaborateurs. "Je ne suis pas partisan de la politique d'Apple [ndlr en termes de verrouillage du système et de contrôle des applications], mais j'apprécie le résultats qu'elle donne. Les applications étant testées et validées par Apple, elles marchent du premier coup. Ce n'est pas le cas sur Android, où il est souvent nécessaire de télécharger plusieurs applications avant de parvenir à en faire fonctionner une", témoigne Damien Mangin.

Le DSI reconnait néanmoins que les smartphones Android peuvent représenter une meilleure solution que les iPhones pour les utilisateurs souhaitant personnaliser leur téléphone ou utiliser des jeux en Flash, bref les geeks. "En interne, je suis partisan du Bring-your-own-device", conclut-il.

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