Résultats : Google détaille ses équipes qualité

Le moteur ne peut se contenter de lancer de nouveaux services. Il doit s'assurer de la bonne tenue de son index et relever le défi de la qualité. Des équipes en interne rendent des comptes sur ces sujets.

Ne pas tomber dans le même piège qui a fait chuter Altavista : c'est le mot d'ordre que s'est fixé le moteur de recherche Google. Présenter un index de qualité, éliminer le spam et les pages indélicates, tout en intégrant en permanence de nouveaux contenus : le moteur à ce jour arrive à une période charnière de son existence.

Pour mettre toutes les cartes de son coté, une équipe - entièrement dédiée à la qualité - travaille quotidiennement sur les résultats. Depuis trois ans, cette équipe examine et évalue les sites ressortant dans son index en fonction d'une série de critères précis. Comme le précisait David Cohen, dirigeant de CVFM lors d'un entretien : "ressortir en première position dans Google sur l'expression "hotel Paris" ne demande pas seulement une optimisation, mais aussi une légitimité" (lire l'article Se positionner en 1er sur "hotel paris"). Une vérification qui ne s'opère pas seulement dans l'univers du tourisme, mais également pour des expressions clés recherchées massivement sur son index.

Le moteur - pourtant avare en information - a dévoilé sur son blog l'architecture de son équipe qualité. C'est Udi Manber, vice-président de l'ingénierie et de la qualité, qui s'est chargé de détailler les grandes missions de cette équipe qualité.

Améliorer en permanence l'expérience utilisateur sur le moteur

A commencer par le groupe en charge du classement de l'index. Leur rôle principal consiste à confectionner le plus finement l'algorithme du moteur. Avec l'évolution des sites Web, l'avancée des techniques, le changement des demandes des internautes et l'utilisation plus poussée des moteurs, cette équipe doit intégrer au jour le jour ces nouvelles problématiques sous la forme d'un calcul. Le pagerank est justement l'une des composantes de cet algorithme, inventé par Larry page, l'un des fondateurs de Google.

Une autre équipe travaille sur l'évaluation de la qualité. En clair, vérifier que le moteur répond correctement aux demandes et améliorer en permanence l'expérience utilisateur sur le moteur. En plus de tests automatisés s'assurant du bon déroulement du processus, des requêtes d'évaluateurs complètent leur démarche. Un document confidentiel de Google a circulé sur le Web, le Quality Rater Guidelines. Il recèlerait les différents critères auxquelles doit répondre une page de résultats.

Autre unité de l'équipe qualité : celle en charge des nouveaux développements et interfaces. Alors que la page d'accueil de Google a peu évolué - pour toujours rester dans un esprit simple et dépouillé - la page de résultat s'est elle adaptée aux derniers formats du Web. La dernière mouture sur laquelle cette équipe s'est penchée : la recherche universelle, avec l'affichage de vidéos, de plans et d'images. Cette unité est à l'origine de nombreux services, adoptés ou encore en phase de tests. Comme par exemple l'accès au moteur de recherche d'un site marchand directement dans les résultats de Google.

Enfin, la dernière équipe se consacre à l'élimination du spam de son index. L'équipe surveille les nouvelles formes d'abus et automatise la détection du spam, comme ça a été le cas pour le duplidate content. Ce groupe est d'ailleurs aidé par le formulaire accessible sur Webmaster central leur permettant d'obtenir des tuyaux sur des sites utilisant vraisemblablement des techniques frauduleuses.

Un travail sur la qualité qui n'est pas de tout repos car il doit s'adapter pour toutes les langues et dans tous les alphabets. Au travers de ce premier post dans son blog, Google s'est engagé à lever le voile sur certains mystères. "Nous essaierons périodiquement de vous tenir au courant de nouveautés, d'expliquer d'anciennes choses, de donner des avis, de diffuser des informations et d'engager la conversation", affirme Udi Manber, vice-président chez Google. Espérons que le moteur tiendra sa promesse.

Google