E-learning : Coursera lève 49,5 millions de dollars

La société annonce déjà un second closing cet automne. Si son premier marché se trouve aux Etats-Unis, Coursera est déjà présent en Chine, en Inde et au Brésil.

Coursera vient de boucler une nouvelle levée de fonds de 49,5 millions de dollars en série C auprès de New Enterprise Associates, Kleiner Perkins Caufield &Byers, International Finance Corporation et Times Internet Limited. L'opération porte à 134,5 millions de dollars le montant levé par la start-up américaine spécialisée dans l'e-learning et les "massive online open courses" (MOOCs) depuis sa création, en 2012.

Trois ans après, Coursera revendique 15 millions d'utilisateurs dont la moitié sont des professionnels qui cherchent à faire évoluer leur carrière. 75% des utilisateurs habitent en dehors des Etats-Unis – Coursera en dénombre par exemple un million en Chine. Les fonds levés permettront à la société "de répondre à la demande croissante pour un apprentissage accessible et de qualité" en Chine, en Inde et en Amérique Latine. Après les Etats-Unis puis la Chine, l'Inde et le Brésil sont en effet ses plus gros marchés. L'entrée de Times Internet au capital de Coursera n'est d'ailleurs pas anodin. La filiale de Bennett, Coleman and Company détient plusieurs médias, parmi lesquels le Times of India.

Un second closing à l'automne

Coursera a déjà annoncé que ce premier closing serait suivi d'un second à l'automne, qui portera le tour de table à 60 millions de dollars, avec la participation de GSC Asset Management et Learn Capital. Une pratique plutôt inhabituelle mais à laquelle Coursera n'est pas étranger : Techcrunch rappelle que la start-up avait opéré de la même manière en 2013 pour sa série B. Selon son CEO, Rick Levin, certains VC sont eux-mêmes en train de lever des fonds auprès de souscripteurs, ce qui les incite à repousser leur investissement dans Coursera.

Explorer de nouvelles pistes de monétisation

Coursera propose 1 100 MOOCs gratuits et a noué des partenariats avec de nombreuses universités renommés, dont Yale, ainsi qu'avec des sociétés comme Google, Instagram ou Cisco. La start-up souhaite aussi tester de nouveaux modèles de monétisation. Jusqu'ici, la start-up se rémunérait grâce aux certificats payants attestant avoir réussi un MOOCs (comme OpenClassrooms en France, par exemple), mais elle vient de lancer des programmes payants spécialisés pour les professionnels.

E-learning / Mooc