Livraison de repas : Take Eat Easy lève 10 millions d'euros

La start-up belge avait déjà levé 6 millions en avril, déjà auprès de Rocket Internet. Maintenant son modèle rôdé, elle entend dévorer l'Europe.

Take Eat Easy a-t-il les yeux plus gros que le ventre ? Après avoir levé 6 millions d'euros en avril lors d'un tour de table de Série A auprès de Rocket Internet, DN Capital et Piton Capital, la start-up belge remet le couvert et boucle une Série B de 10 nouveaux millions d'euros auprès des mêmes investisseurs et d'Eight Road Ventures (anciennement Fidelity Growth Partners).

Lancé en septembre 2013 à Bruxelles, Take Eat Easy se distingue des autres services de commande de repas en assurant la livraison, que ses rivaux laissent souvent à la charge des restaurants. Ce qui lui permet de proposer des restaurants "de qualité" qui ne livrent pas eux-mêmes à domicile. Pour ce faire, la start-up a développé une technologie qui, à chaque commande, choisit le coursier le plus pertinent et détermine à quelle heure envoyer la commande au restaurant et au coursier, afin qu'elle soit livrée à l'heure requise par l'acheteur. Cette optimisation en temps réel lui permet de traiter de gros volumes et donc de rentabiliser le service.

Ciblant en priorité les grandes villes, Take Eat Easy s'est lancé à Paris en octobre 2014, puis cet été à Berlin, Londres et Madrid. La start-up emploiera vraisemblablement les fonds levés pour accélérer encore son expansion européenne, étoffer l'équipe de commerciaux démarchant les restaurants… et agrandir son réseau de coursiers, des professionnels indépendants qui travaillent pour elle à la façon des chauffeurs d'UberX et lui facturent leur prestation. Take Eat Easy s'adjuge pour sa part une commission de 30% du montant de la vente du restaurant et sponsorise la livraison pour qu'elle ne coûte que 3,50 euros à l'acheteur.

Levée de fonds / Rocket Internet