La data Valiuz désormais disponible pour les campagnes sur toutes les grandes chaînes TV françaises
Valiuz, alliance data et régie des 16 enseignes de l’Association familiale Mulliez (dont le groupe Auchan, Decathlon et Leroy Merlin) muscle ses partenariats avec les chaînes TV françaises en annonçant trois nouveaux accords : avec TF1 Pub, FranceTV Publicité et RMC BFM Ads. Par la même occasion, Valiuz annonce le renouvellement et l’élargissement de ses contrats en cours avec M6 Unlimited et Canal+ Brand Solutions. Ce qui vaut à l’entreprise de revendiquer désormais la place de "premier fournisseur de data retail de l’écosystème broadcast TV du pays".
Ces accords incluent également les données des enseignes du Groupement Les Mousquetaires (Intermarché, Bricomarché, etc.) avec lequel Valiuz a fusionné les activités de retail media. Au total, environ 1 000 segments sont mis à disposition des annonceurs pour le ciblage de leurs campagnes télévisuelles aussi bien en linéaire sur la TV segmentée qu’en streaming sur les CTV et les box. Cela représente environ 11,5 millions de consommateurs dont on connaît en détail le profil d’achat grâce aux tickets de caisse reliés aux cartes de fidélité, un volume puissant mais un peu plus limité comparé aux plus de 55 millions de profils réunis par Valiuz sur l’onsite. "Nous devons obtenir un (deuxième, ndlr) consentement éclairé de la part des consommateurs pour pouvoir utiliser leurs données avec des tiers, ce qui explique cette différence de volume", explique Alban Schleuniger, leader retail media chez Valiuz.
Selon notre interlocuteur, ces segments représentent un double intérêt pour les annonceurs. Tout d’abord, de se concentrer sur les consommateurs qui démontrent une appétence pour leurs produits, pour un meilleur retour sur investissement. Mais également d’étendre la portée de leurs campagnes sur des cibles pertinentes grâce aux signaux faibles fournis par d’autres segments de consommation. "Une marque de café a intérêt à exposer sa campagne aux consommateurs de café chez Auchan, Intermarché ou Chronodrive mais également aux acheteurs de moulins ou broyeurs à café chez Boulanger", illustre Alban Schleuniger. L’activation de la data Valiuz peut se faire en gré à gré, avec les équipes commerciales des régies TV, ou bien via des deals programmatiques.
Vu que les deux coqueluches du marché publicitaire (le retail media et la CTV) se présentent main dans la main dans une perspective cross-chaînes et cross-retail, on peut s’attendre à ce que l’offre capte beaucoup d’intérêt (et de budgets). Il reste cependant que le coût de ce type d’opération très premium peut présenter un frein. Du moins pour les secteurs de biens de grande consommation à petite valeur unitaire cherchant de la performance pure, vu que ce type de campagne convertit moins que sur l’onsite, le consommateur ne se trouvant pas sur le site du retailer et n’étant pas dans une logique de consommation.
Des arguments qu’Alban Schleuniger balaye d’un revers de la main : "En ciblant les bonnes personnes, l’annonceur obtient plus d’attention, plus de clics et plus de ventes. Nous mesurons tous ces KPI : au final, cela coûte plus cher d’activer des campagnes sans ciblage. Sans compter que les chaînes développent des formats innovants permettant l’achat, comme les shoppable ads chez TF1+." Valiuz peut en effet mener avec les prestataires technologiques des chaînes partenaires (Mediarithmics ou Liveramp), à la demande, des études d’impact reliant l’exposition publicitaire aux ventes, afin de déterminer le chiffre d’affaires incrémental généré. L’entreprise a d’ailleurs bien voulu partager avec nous une étude de cas démontrant la génération de revenus incrémentaux pour une marque de fromage, sans pour autant nous donner l’information la plus précieuse : le ROAS (return on ad spend).