Les mesures sociales proposées par Nicolas Sarkozy

Les mesures sociales proposées par Nicolas Sarkozy Le président de la République rencontrait ce 18 février les partenaires sociaux auxquels il a annoncé un ensemble de mesures.

Nicolas Sarkozy rencontrait ce 18 février les partenaires sociaux. Aux syndicats comme au patronat, il a annoncé un ensemble non arrêté de mesures sociales, dont le coût global serait compris entre 1,65 à 2,65 milliards d'euros au total.

 Impôts

Le chef de l'Etat propose la suppression d'une partie de l'impôt sur le revenu pour les familles assujetties à la première tranche d'imposition (de 5 850 à 11 670 euros de revenu fiscal). Cela pourrait consister en la suppression provisoire d'un seul ou de deux tiers provisionnels restant à payer en 2009. Le gain moyen pour chacun de ces tiers serait de 100 euros par ménage. 

 Famille

Toujours pour soutenir le pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy propose la création d'une prime qui pourrait soit prendre la forme du doublement du complément familial pour 900 000 familles nombreuses (aujourd'hui 161 euros) dès le mois prochain, soit d'une prime de 150 euros pour 3 millions de familles bénéficiant de l'allocation de rentrée scolaire. La première solution coûterait 140 millions d'euros et la seconde, pour laquelle préférerait opter le Président, 450 millions d'euros.

 Emploi

Pour soutenir l'emploi et en même temps donner un coup de pouce aux familles, le gouvernement envisage la création et la distribution de bons d'achat de services à la personne (aide à domicile, garde d'enfant, soutien scolaire, ménage, etc.) Plusieurs catégories de bénéficiaires sont envisagés : les 660 000 ménages bénéficiant de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile et qui ont besoin d'aide, les 470 000 familles bénéficiaires du complément mode de garde gagnant moins de 43 000 euros par an, les 140 000 foyers qui ont un enfant handicapé, les demandeurs d'emploi qui retrouvent du travail.

Pour les travailleurs précaires, une prime de 400 ou 500 euros serait également créée. Elle concernerait tous les salariés pouvant justifier entre deux et quatre mois de travail et serait financée par l'Etat.

Le taux d'indemnisation du chômage partiel serait, lui, relevé à 75 % du salaire brut contre 60 % actuellement. Une convention Etat-Unedic permettrait de partager le coût entre l'entreprise, l'Etat et l'assurance-chômage.

Enfin, comme le proposait la CFDT, un fonds d'investissement social de 2,5 à 3 milliards d'euros "pour coordonner les efforts en matière d'emploi" et dont le financement serait en partie pris en charge par l'Etat.

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