Entretiens de recrutement : multiplier par 3 vos chances d'être recruté(e) facilement
Sur 4 entretiens, les candidats accompagnés par job do obtiennent une offre 3 fois plus souvent que la moyenne. Ce n'est pas de la chance. C'est une méthode. On vous dit tout.
Sébastien, 47 ans, directeur e-commerce dans un groupe retail. Beau parcours, beau CV, belle présence sur LinkedIn. Il cherche depuis 4 mois. Zéro retour concluant. Premier diagnostic : il n'a pas de pitch. Il a un CV. Ce n'est pas la même chose.
2 mois plus tard, il passe 4 entretiens. Il reçoit 2 offres. Il négocie. Il choisit.
La différence ? Il avait enfin compris ce qu'il vendait. Et à qui.
1. Votre Unique Insight : l'IA ne vous le volera pas
Kevin Roberts, ancien patron de Saatchi & Saatchi, a théorisé dans LoveMarks (2004) ce qui sépare une marque ordinaire d'une marque qu'on aime : la brand essence. Ce concentré d'identité irréductible. La promesse émotionnelle qui rend tout le reste cohérent.
Pour un cadre en recherche de poste, c'est exactement la même chose.
Votre Unique Insight, c'est votre brand essence personnelle. Ce que vous faites mieux que n'importe qui dans votre écosystème. Pas "je suis orienté résultats" — tout le monde dit ça. Mais : "Je suis le seul directeur digital de ma génération à avoir piloté une transformation e-commerce en contexte de LBO tout en reconstruisant une équipe from scratch en 18 mois." Ça, ça ne se copie pas.
Le problème ? 90 % des candidats arrivent en entretien avec un CV, un LinkedIn et un pitch qui racontent trois histoires différentes. Le recruteur, lui, cherche une seule chose : une cohérence. Un fil rouge. Une conviction.
✅ À faire : Votre CV, votre LinkedIn et votre pitch de 2 minutes doivent dire exactement la même chose. Pas la même phrase. La même histoire.
❌ À ne pas faire : Adapter votre pitch en changeant d'identité à chaque poste. Adapter votre angle, oui. Renier qui vous êtes, jamais.
2. L'AssessFirst à la Marx : scannez avant d'entrer
Vous connaissez AssessFirst ? C'est l'outil que les RH utilisent pour vous profiler à votre insu. Voici comment retourner le principe à votre avantage — avant même d'entrer dans la salle.
La méthode : scannez l'organigramme de l'entreprise et identifiez les 3 personnes que vous allez rencontrer. Cherchez leurs points communs : parcours avant leur entrée dans la boîte, formations ou écoles communes, entreprises partagées dans leurs historiques.
Pour ça, les équipes jobdo.io utilisent un prompt Claude testé sur des centaines d'entretiens. Le voici — copiez, collez, utilisez :
"Tu es un expert en analyse de profils professionnels. Voici les profils LinkedIn de [Prénom NOM 1], [Prénom NOM 2] et [Prénom NOM 3]. Identifie les 3 points communs les plus significatifs dans leurs parcours : formations, entreprises, secteurs, transitions de carrière. Puis suggère 2 angles de connexion que je pourrais activer naturellement en entretien, sans que ça paraisse forcé."
Ce que vous cherchez : un terrain commun. Pas pour flagorner. Pour créer une reconnaissance immédiate. Les humains recrutent ceux qui leur ressemblent — c'est brutal, c'est prouvé, autant le travailler.
✅ À faire : Préparez une anecdote courte qui active ce point commun naturellement dans la conversation.
❌ À ne pas faire : Balancer "j'ai vu sur LinkedIn que vous êtes passé par…" en début d'entretien. Effet stalker garanti.
3. Parlez à chacun dans sa langue — pas dans la vôtre
Un entretien n'est jamais un monologue uniforme. C'est une série de conversations avec des interlocuteurs qui n'ont pas les mêmes peurs, pas les mêmes critères, pas le même vocabulaire.
Les RH ????????
Profil DISC vert et bleu. Ils veulent savoir si vous allez bien vous intégrer. Si vous respectez les process. Si vous êtes fiable sur la durée. Parlez culture d'entreprise, collaboration, valeurs, stabilité. Montrez que vous avez envie de construire quelque chose ensemble — et de rester.
Le DG ou le N+1 ????
Profil DISC rouge. Il veut du concret. Des chiffres. De la délivery. "J'ai généré X M€ de CA, réduit le churn de Y %, restructuré une équipe de Z personnes en 6 mois." Pas d'adverbes. Des faits. Des impacts mesurables. Le DG ne gère pas des intentions, il gère des résultats.
Le DSI ou le référent tech ????
Cas particulier en 2025. Beaucoup sont aux fraises avec l'IA. Ils savent que le monde change vite et que leur stack d'hier est peut-être déjà obsolète. Ne les impressionnez pas avec du jargon. Rassurez-les sur votre capacité à apprendre vite, à structurer l'implémentation, à travailler avec des équipes techniques sans les court-circuiter.
Ce qui est commun à tous : une peur bleue de se tromper
Recruter, c'est parier 6 mois de salaire minimum sur une personne. C'est un risque réel, assumé, visible. Chacun de vos interlocuteurs a peur de miser sur la mauvaise personne — en crédibilité, en énergie, parfois en poste.
Votre rôle en entretien : rassurer chacun d'entre eux. Pas les séduire. Les rassurer.
4. 3 règles d'or que personne ne respecte
Courtes. Simples. Décisives.
• Ne parlez pas trop. Règle des 60/40 : le recruteur doit parler 60 % du temps, vous 40 %. Si vous parlez plus, vous êtes en train de vous noyer. Les meilleurs entretiens sont ceux où vous avez posé les bonnes questions — pas ceux où vous avez tout dit.
• Préparez une seule question — la bonne. Pas "quelles sont les perspectives d'évolution ?" (c'est la question de quelqu'un qui pense déjà à partir). La vraie question, celle qui montre que vous avez travaillé le sujet : "Le poste a été créé ou libéré — qu'est-ce qui n'a pas fonctionné avant ?" Silence garanti. Et respect immédiat.
• Adressez tout le monde dans la salle. Y compris la personne qui ne parle pas. Y compris celle qui regarde son téléphone. Regard, prénom si vous l'avez, inclusion directe dans la conversation. Les décisions de recrutement se prennent souvent en huis clos, et c'est souvent celui qu'on a ignoré qui pose son veto.
5. Le socle que tout le monde oublie : l'envie d'avoir envie !
On peut optimiser le pitch, préparer les interlocuteurs, travailler le non-verbal, maîtriser le DISC. Mais si vous n'avez pas travaillé en amont ce que vous avez vraiment envie de faire, ça se sent. En entretien, l'énergie ne ment pas.
Le socle commun de tous vos interlocuteurs — RH, DG, DSI — c'est la mission de l'entreprise et la réalité du poste. Si ce n'est pas aligné avec ce que vous voulez vraiment construire, vous n'êtes pas au bon endroit.
Les données sont claires : sur 4 entretiens, les candidats qui appliquent cette méthode multiplient par 3 leurs chances d'obtenir une offre. Mais la méthode ne remplace pas l'envie. Elle l'amplifie.
Bonus ???? coucou Sébastien !
On est le 1er juin et il commence aujourd'hui son nouveau job dans sa région natale, dans une belle ETI. Que demander de plus ? C'est exactement pour ça qu'on fait ce métier.
Super Bonus ???? Taisez-vous !
Connaissez-vous le fameux "Taisez-vous Elkabbach" — tout le monde y croit, tout le monde cite la scène, mais elle n'a jamais existé. Certains conseils en recrutement, c'est exactement pareil : des légendes urbaines recyclées par des gens qui n'ont pas recruté depuis 10 ans, ou qui n'ont jamais mis les mains dans le cambouis. Mon conseil : passez votre chemin.*
* Ref : INA / Jean-Pierre Elkabbach, "Taisez-vous Elkabbach !", Flammarion, 1992.