Acheter des actions : quand et comment s'y prendre

Acheter des actions : quand et comment s'y prendre Tout épargnant peut bénéficier d'un accès aux marchés financiers. En effet, il est aujourd'hui possible d'investir dans des actions, notamment via une plateforme de trading en ligne ou un courtier en ligne.

[Mise à jour du mercredi 11 mars 2020 à 12h11] Ce mardi 10 mars sur CNews, la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances Agnès Pannier-Runacher a défrayé la chronique en recommandant d'acheter des actions vu la fébrilité des marchés provoquée par l'épidémie de coronavirus : "C'est plutôt le moment de faire de bonnes affaires en bourse aujourd'hui", a-t-elle estimé. L'occasion de faire le point sur l'achat d'actions et les règles à respecter.

Quel est l'intérêt d'acheter des actions ?

Acheter des actions est un moyen de diversifier son épargne pour les investisseurs à la recherche d'un placement plus rémunérateur que les livrets réglementés. Acheter des actions peut s'avérer un choix judicieux pour les épargnants à la recherche de diversification et dont l'horizon de placement est long. A savoir 5 ans minimum, selon les recommandations de l'AMF, afin de ne pas trop s'exposer aux fluctuations boursières. Quand bien même, acheter des actions n'est pas sans risque et il convient, avant de se lancer, de maîtriser le fonctionnement de la bourse et de comprendre ses aléas. Par ailleurs, comme dans le cadre de tout investissement, la règle de prudence impose de n'investir que les sommes d'argent que l'on est prêt à perdre.

Qui peut acheter des actions ?

Tout le monde peut acheter des actions. Les titres cotés s'acquièrent sur deux marchés : 

  • le marché primaire, sur lequel une entreprise est introduite en bourse et propose pour la première fois des actions à un prix d'émission établi en accord avec les autorités chargées de réguler le marché
  • le marché secondaire, sur lequel les investisseurs s'échangent des actions à un prix fluctuant au gré de l'offre et la demande

L'investisseur a deux moyens à sa disposition pour acheter les actions d'une entreprise : investir en direct, via un PEA ou un compte-titres, ou passer par le placement collectif, à travers un gérant qui s'occupe de constituer et gérer un portefeuille dans le cadre d'un OPCVM (organisme de placements collectif en valeurs mobilières).

Acheter des actions en direct

S'il choisit d'acheter des actions en direct, l'investisseur pilotera lui-même son portefeuille boursier, décidant seul des titres à acheter ou vendre. Cette stratégie est chronophage et implique de se tenir informé sur l'activité économique au sens large et sur celle des entreprises ciblées en particulier. Une action n'étant autre qu'une part du capital d'une entreprise, acheter des actions revient à investir dans une entreprise et donc à percevoir des dividendes si celle-ci réalise des bénéfices. Raison pour laquelle gourou de la finance Warren Buffett recommande de n'investir que dans ce que l'on connaît. En termes d'enveloppe, l'investisseur souhaitant acheter des actions en direct doit disposer d'un compte ouvert auprès d'un établissement financier (banque, broker, etc.). Deux grands types de comptes sont possibles : le compte-titres ou le PEA.

A noter que, comme l'assurance-vie, les comptes-titres et PEA impliquent des frais de tenue de compte dont il faut tenir compte, justement, pour choisir la meilleure offre parmi celles qui sont proposées par les établissements. De même, des frais de courtage sont facturés à l'investisseur pour chaque ordre de bourse passé à l'intermédiaire, c'est-à-dire chaque requête d'achat ou de vente pour une action spécifique. Mais le placement collectif induit lui aussi des frais puisque l'investisseur doit alors s'acquitter de droits d'entrée et frais courants.

Acheter des actions via un courtier low cost

L'essor d'Internet a permis l'émergence des courtiers en ligne low cost. Ces derniers proposent d'exécuter tous les ordres de trading passés en ligne depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone. La plupart des courtiers low cost affichent des commissions très peu élevées, en général moins de 10 euros. Certains proposent même d'effectuer l'acquisition d'actions sans frais supplémentaire, sous certaines conditions cependant. En effet, d'autres transactions peuvent s'avérer être payantes, le traitement des dividendes par exemple. Les courtiers low cost en ligne permettent aux particuliers de gérer eux-mêmes leur portefeuille, tout en bénéficiant de conseils et d'outils d'aide à la spéculation et de recherche de titres. Toutefois, il est nécessaire d'ouvrir un PEA, et d'effectuer un dépôt que le courtier investira dans les titres choisis par son client. Le montant minimum de ce dépôt varie entre 500 et 3 000 euros.

Attention : l'intermédiaire choisi doit posséder une licence et être autorisé à opérer en France. Avant de souscrire une offre auprès d'un coutier low cost, assurez-vous qu'il ne figure pas sur la liste noire de l'AMF et qu'il est effectivement recensé sur les registres Regafi.

Acheter des actions via un courtier full service

Les courtiers full service proposent des prestations identiques à celles de leurs homologues low cost. Cependant, rétribués à la commission, ils ont tout intérêt à inciter leurs clients à l'achat, comme à la vente d'actions, même si cela n'est pas forcément dans leur intérêt. Il faut donc faire preuve d'une extrême vigilance, malgré les atouts que présentent les offres des courtiers full service (analyse des marchés, outils de streaming payants permettant de voir l'évolution des actions en temps réel, etc.). Les actionnaires débutants, notamment, sont invités à la plus grande prudence.

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