Dossier Slack : comment l'utiliser pour être plus efficace ?

Il s'agit de l'application de collaboration d'entreprise de la génération Facebook et Twitter. Slack propose une nouvelle façon de travailler en équipe... en temps réel.

Selon le dernier baromètre d'Okta, Slack se hisse en troisième position des applications SaaS à plus forte croissance en termes d'adoption. En mai 2018, l'outil de collaboration temps réel (ou team messaging en anglais) revendique 8 millions d'utilisateurs actifs quotidiens (dont plus de la moitié en dehors des Etats-Unis). L'application est mise en œuvre dans 500 000 organisations, et 65% du Fortune 100. Quant au nombre d'abonnés à l'offre payante de la start-up, il atteint 3 millions pour un total de 70 000 équipes.  En janvier 2018, l'éditeur annonçait avoir atteint 150 souscriptions à son offre Enterprise (la plus haute de gamme).

En France, Slack comptait en septembre dernier 250 000 utilisateurs actifs hebdomadaires, ce qui ferait de l'Hexagone le troisième pays européen le plus présent sur la plateforme, après le Royaume-Uni et l'Allemagne. "De ces trois pays, il s'agit de celui qui enregistre, et de loin, la croissance la plus forte", précise Johann Butting, responsable EMEA de Slack. Au total, l'éditeur revendique 6 000 entreprises françaises ayant ouvert un compte sur Slack, dont 600 à 700 un compte payant (parmi lesquelles 13 groupes du CAC 40).  

Slack est l'acronyme de Searchable Log of All Conversation and Knowledge - qui peut se traduire par "Accessibilité à toutes les conversations et connaissances".

La mise en place

Dès l'inscription, Slack demande au nouvel utilisateur de créer un groupe de travail auquel il attribue une URL : journaldunet.slack.com par exemple. Il est ensuite demandé si on veut restreindre les adresses des futurs membres à un nom de domaine précis, comme journaldunet.com.

Un outil gratuit dans certaines limites

Slack va ensuite envoyer des invitations à l'ensemble des adresses e-mail que le créateur du groupe de travail va lui soumettre. Reste à choisir, enfin, son nom de connexion, et un mot de passe. Puis, le groupe de travail est pleinement opérationnel. 

Une offre Enterprise

L'outil reste gratuit dans certaines limites et ne requiert pas de numéro de carte bancaire pour démarrer. Ce dossier propose, en neuf grandes étapes, un tour d'horizon des principales fonctionnalités de Slack, pour démarrer rapidement.

Dans sa version d'entreprise (Slack Enterprise Grid) lancée début 2017, Slack permet de créer un volume illimité d'espaces de travail (ou comptes) et de les administrer de manière centralisée (lire l'article : Avec Enterprise Grid, Slack lance sa version pour les grandes entreprises).

Des apps iOS, Android et Windows

Proposant des apps mobiles iOS, Android et Windows Mobile (une application pour Linux est en bêta), Slack ne cesse de s'améliorer, et de s'enrichir de nouvelles fonctionnalités (avec, notamment, la possibilité de gérer des fils de commentaires, d'intégrer des boutons d'application à son chatdes menus mutli-choix dans les messages, de lancer des tâches dans d'autres logiciels...).  Lors de sa conférence annuelle 2017 ce 13 septembre, l'éditeur a annoncé la possibilité de partager des fils de discussion entre deux organisations utilisatrices dans une logique de collaboration inter-entreprise. Une déclinaison de la solution en langue française a aussi été inaugurée pour l'occasion. Pour la suite, l'éditeur a communiqué une feuille de route.

Une concurrence qui commence à s'affûter

Historiquement, l'un des principaux concurrents de Slack est Stride (ex-HipChat), un outil édité par l'Américain Atlassian (lire notre comparatif Le match Slack vs HipChat). Quant à Microsoft, il a lancé début 2017 une alternative à Slack, à travers une solution de collaboration temps réel intégrée à Office 365 : Microsoft Teams

Du côté de G Suite (ex-Google Apps), Google a commercialisé en début d'année Hangouts Chat, une déclinaison de sa messagerie instantanée Hangouts taillée pour le travail en équipe. Le groupe de Mountain View a également signé un partenariat d'intégration avec Slack. Son objectif : combiner en profondeur Slack à la suite bureautique G Suite. Ce rapprochement pourrait bien ressembler à une alliance visant à répondre à la combinaison Microsoft Teams-Office 365. Une start-up (française) a par ailleurs développé une solution de collaboration d'équipe basée sur G Suite. Il s'agit de WizyRoom.

Slack propose une page permettant de comparer les prix et les fonctionnalités de ses différents forfaits.

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