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Le
résultat opérationnel (ou EBIT) est quasi équivalent
au résultat d'exploitation dans le système comptable
français. C'est le solde entre les produits d'exploitation,
et les charges : coûts des ventes, frais administratifs
et commerciaux… Ce résultat est donc mesuré avant
éléments financiers, charges exceptionnelles et impôt
sur les bénéfices. Il ne prend en compte que des charges,
des consommations externes, des achats, ou les frais
de personnel… Si certaines de ces charges peuvent être
considérées économiquement comme des investissements
à l'image des dépenses de R & D, des dépenses
de marketing, ou de frais d'études, elles gardent un
caractère de charges et non pas d'actif immobilisé.
Dans certains cas il est toutefois possible de transférer
certaines charges en immobilisations incorporelles.
Dans ce cas la charge disparaît du compte de résultat…
L'EBITDA
(Earning before interest tax depreciation and amortization)
est ainsi le résultat opérationnel (EBIT) avant dépréciation
et amortissement. Cette notion est donc assez proche
de la notion d'excédent brut d'exploitation (EBE)
dans les pratiques françaises. Elle mesure ainsi le
cash flow brut (avant impôt sur le résultat) et éléments
financiers. L'EBITDA est donc systématiquement supérieur
à L'EBIT et peut être considéré comme un très bon indicateur
de rentabilité économique. Un EBITDA négatif dans une
activité très capitalistique (beaucoup d'amortissement
à pratiquer, et beaucoup de capitaux à rémunérer,) présage
un résultat net fortement négatif, et traduit une situation
non viable sans ressources externes…
[Les
définitions et les exemples ont été
réalisés en collaboration avec Didier
Yon, docteur en sciences de gestion et professeur
à l'IAE d'Aix en Provence.]
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