Patrick Robin : "J'aimerais réaliser deux acquisitions d'ici la fin de l'année"

24h00.fr abandonne le créneau de la vente privée pour s'ouvrir à tous les internautes. Son fondateur veut maintenant réaliser des acquisitions pour enrichir son portail de commerce électronique.

24h00.fr n'est plus un site de ventes privées, le créneau n'est plus porteur ?

Pas du tout, il s'agit tout simplement de la suite logique de notre stratégie de site de vente événementielle. Il n'y a plus de sens aujourd'hui à se loguer pour accéder à des ventes sur un site puisque tout le monde peut trouver facilement un parrain. Et puis la notion de communauté existera toujours grâce aux offres exclusives 24h00. Après un an et demi d'activité, nous avons aujourd'hui une base de données qualifiée de 2 millions de personnes. Je n'imagine même pas en combien de temps nous aurions pu créer une telle base si nous avions été un simple site marchand. La stratégie de se servir de la vente privée comme levier de qualification était donc la bonne. Nous avons construit une véritable base de données d'e-shoppeuses.

 

Quelle est la prochaine étape de votre développement ?

Nous continuons notre croissance organique tout en regardant d'éventuelles acquisitions. J'aimerais en réaliser deux d'ici la fin de l'année, puis trois l'année prochaine dans les trois secteurs que couvre notre business model : le commerce électronique, les médias et l'intermédiation. Dans le commerce, je vise des petites sociétés qui touchent un public féminin, pas encore à l'équilibre, réalisant 1 à 2 millions d'euros de chiffre d'affaires par an, et qui gagneraient à s'adosser à un portail comme 24h00. Dans les médias, je vise plutôt des initiatives individuelles. Et dans l'intermédiation, des services de cashback, des moteurs, des annuaires, des comparateurs... enfin tout ce qui permet de monétiser un trafic.

 

Comptez-vous lever des fonds pour cela ?

Nous avons été très approchés ces derniers temps, notamment par des fonds américains prêts à nous accorder des lignes de crédit. Mais nous comptons surtout procéder par échanges de titres. Nous ne procèderons à des acquisitions en cash que pour des sociétés déjà largement rentables dans le cas où le fondateur veut monétiser ses parts. Mais dans tous les cas nous risquons tout de même d'avoir besoin de l'apport de ces fonds afin d'investir dans ces projets pour les dynamiser.

Patrick Robin