Uber soupçonne Lyft d'être à l'origine du piratage de sa plateforme

En mai 2014, Uber a été victime d'un piratage. Alors que l'enquête se poursuit, le service de VTC soupçonne son principal concurrent aux Etats-Unis... Lyft.

Nouvel épisode dans la guerre des services de VTC américains Uber et Lyft. Huit mois après la révélation d'une intrusion informatique dans les bases de données d'Uber, qui a exposé les informations personnelles de 50 000 chauffeurs, Reuters révèle que la plateforme soupçonne Lyft d'être derrière la cyberattaque. Uber, qui a porté plainte devant un tribunal de San Francisco, assure qu'une personne utilisant une adresse IP Comcast a utilisé un code de sécurité Uber pendant l'attaque pour accéder à la base de données, et que cette adresse serait celle du responsable technique de Lyft, Chris Lambert. Le code de sécurité en question avait été posté par Uber sur une page publique de la plateforme GitHub par inadvertance en mars 2014, deux mois avant la cyberattaque.

Lyft assure avoir mené une enquête interne

L'adresse IP n'est pas celle à l'origine du piratage, mais a tout de même suffit à convaincre le juge que l'information est "raisonnablement" en mesure d'aider à révéler qui est le responsable –elle a par exemple pu être utilisée pour télécharger la base de données après le piratage. Un porte-parole de Lyft a assuré, lundi, qu'une enquête interne avait été conduite "il y a longtemps" et qu'il n'y a "aucune preuve qu'un salarié de Lyft, dont Chris, a téléchargé la base de données de chauffeurs d'Uber ou a eu quelque chose à voir avec la faille d'Uber en mai 2014".

Depuis leur création, les deux services de VTC se livrent une guerre sans merci : intimidations, publicités agressives, recrutement chez le concurrent… Le fondateur d'Uber a même raconté avoir tenté de saboter la levée de fonds de Lyft en allant dissuader ses investisseurs potentiels. La bataille que se livrent les deux services de réservation a-t-elle cette fois dépassé les limites ?

Pirate / Base de données