E-commerce automobile : l'écart se creuse entre le neuf et l'occasion Quel modèle économique pour les annonces en ligne ?

Comment tirer des revenus de cet afflux d'annonces sur le Web, un support souvent synonyme de gratuité ?

 

jérôme ponsin (la centrale)
Jérôme Ponsin (La Centrale) © JDN

Les acteurs historiques venant du papier ne semblent pas pressés d'abandonner leur modèle payant. La Centrale par exemple n'a pas souhaité franchir le pas. Elle a cependant mis en place une offre gratuite pour les véhicules de moins de 3 000 euros, afin de se renforcer sur un marché où elle était peu présente. 

 

guillaume laporte (l'argus)
Guillaume Laporte (L'argus) © JDN

Chez L'argus, on teste la gratuité, et constate que "la gratuité n'est pas le premier critère des vendeurs". Guillaume Laporte reconnait cependant "qu'une partie de la population n'est plus prête à payer pour une annonce". Mais L'argus, comme La Centrale, constate une corrélation entre gratuité et développement des annonces d'escrocs.

 

De son côté, eBay a fait un pas vers la gratuité en supprimant les frais d'insertion il y a deux ans. Une décision rendue nécessaire pour s'adapter à la tendance du secteur. Autoreflex a pour sa part baissé ses tarifs pour faire face à la crise tout en expliquant "qu'il vaut mieux payer cher pour vendre bien que de ne rien payer pour ne rien vendre".

 

julien dupe (autoreflex)
Julien Dupe (Autoreflex) © JDN

Contrairement à ses concurrents, Autoreflex travaille essentiellement avec les professionnels tels que les garages et les concessionnaires. Ils représentent 90 % des annonces du site. eBay compte lui-aussi une majorité de professionnels (75 %). Olivier Alléhaut, son responsable Auto, regrette néanmoins leur "sous-investissement" sur le Web, estimant par exemple que 51 % des investissements des concessionnaires sont faits sur le papier.

 

olivier alléhaut (ebay)
Olivier Alléhaut (eBay) © JDN

Même son de cloche chez L'argus. "Il y a une marge de progression importante avec les distributeurs. Nous sommes là pour les accompagner, explique Guillaume Laporte, qui s'interroge : "La crise les a-t-elle rendus plus réceptifs ? Pas sûr".

 

Les services additionnels, au-delà de la simple transaction, sont considérés avec prudence par les acteurs du marché de l'occaion présents à ce forum. La Centrale a ainsi testé la garantie de paiement mais s'est heurtée alors aux nombreuses escroqueries.

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