Colonisation agricole : l'état des lieux L'Arabie Saoudite veut sécuriser ses approvisionnements alimentaires

l'arabie saoudite a conclu toute une série de contrats pour produire elle-même
L'Arabie Saoudite a conclu toute une série de contrats pour produire elle-même des denrées alimentaires à l'étranger. © JLycke / Fotolia.com

L'Arabie Saoudite n'en fait pas mystère : elle a établi depuis plusieurs années un vaste programme de production alimentaire à l'étranger. Le pays, qui doit importer un million de tonnes de riz par an, a créé en 2009 un fonds d'investissement nommé FORAS International, avec des capitaux du gouvernement, de la Banque Islamique de Développement et d'hommes d'affaires saoudiens. A terme, le fonds prévoit de planter 700 000 hectares de rizières pour produire 7 millions de tonnes de riz.

Le fonds s'est d'abord penché vers le gouvernement mauritanien pour acquérir 100 000 hectares de terres. Finalement seuls 15 000 hectares seraient disponibles. Mais d'autres grosses acquisitions sont en cours. 700 000 hectares en tout de terres agricoles au Sénégal et au Mali seront ainsi prochainement achetés. Un paradoxe, alors que le Sénégal est le deuxième plus grand importateur de riz de l'Afrique après le Nigéria.

Le Cheik "bienfaiteur" de l'Ethiopie

Mais la manne est bien trop importante pour que les états pauvres d'Afrique la laisse passer. Le Cheik Mohammed Hussein Ali Al Amoudi, l'une des plus grosses fortunes d'Arabie Saoudite, est ainsi le premier investisseur en Ethiopie. Déjà très impliqué dans l'agriculture, il envisagerait d'exploiter 500 000 hectares de terres supplémentaires dans le pays.

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