Argentine, Russie, Thaîlande... Ces crises ont ruiné les épargnants Argentine, 2001 : des mesures radicales pour les épargnants

Longue et sévère, la crise qui a frappée l'Argentine entre 1998 et 2002 a mis à terre l'économie nationale. Elle a aussi conduit le gouvernement à prendre des mesures drastiques qui ont lourdement pénalisé les épargnants.

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Dans une économie oscillant entre récession et inflation, l'année 2001 marque l'éclatement de la crise bancaire argentine. Quand le gouvernement Cavallo annonce, à la fin de l'année, qu'il n'atteindra pas les objectifs budgétaires du FMI, la confiance s'effondre brutalement. La première mesure drastique qui touche les épargnants s'appelle le "corralito", qui limite les retraits sur les comptes courants. Cette décision provoque des manifestations massives qui ont contraint le gouvernement à la démission.

Dévaluation, "pesification" et blocage des comptes : le nouveau gouvernement prend des mesures drastiques. Aux premiers jours de 2002, le peso argentin est dévalué. Pour se prémunir contre les conséquences négatives d'une telle décision, le gouvernement prend deux mesures choc qui pénalisent les épargnants. Le "corralon" gèle les comptes courants en transformant en partie les avoirs liquides en bons à termes qui ne sont pas disponibles de suite. Quant à la "pesification", elle, convertit les avoirs libellés dollars en peso... alors que sa valeur ne cesse de s'effondrer par rapport au billet vert.

Les épargnants bloqués, la croissance s'effondre. Incapables de retirer leur argent des banques, floués par une conversion forcée dans une monnaie en chute libre, les épargnants argentins paient une partie de la note de la crise qui secoue l'Argentine. Mais toute l'économie en a souffert : le PIB argentin s'est effondré de 4,4% en 2001 et de 10,9% en 2002.

 

PIB / Compte courant