La communication orale et comportementale, un espace de santé physique et moral

Les techniques nécessaires pour être à l’aise dans sa communication impliquent un entraînement rigoureux. Voici quelques conseils.

Une entreprise en bonne santé se remarque par l’excellente santé de ses cadres et dirigeants. Le travail sur la communication intelligente, sur la communication professionnelle prend acte de ce fait, de cette réalité.
Lorsque nous nous posons dans l’espace de la communication, d’une manière pragmatique et non théorique, nous ouvrons la porte du « mieux être ». En effet, tous les professionnels du « mieux dire » entendent cette réalité du «mieux être» qui devient indispensable. Les techniques nécessaires pour être à l’aise dans sa communication impliquent un entraînement rigoureux, une conscience aigüe, une observation de soi et des autres, froide et implacable.

Le recul
Pour savoir parler, il faut savoir se taire, en comprenant le sens riche du silence. Pour exercer des silences dans sa communication (et non des blancs, les fameux silences trop longs), il faut rencontrer le grand silence du recul, de la distance, de la concentration. Dans ce silence on s'observe, on prend conscience de sa respiration. Si la respiration n'est pas bonne, si le rythme n'est pas souple, le verbe ne peut être que son reflet. On parle vite et saccadé comme l'on respire. Les exercices sur le calme mental permettent  au communicant enthousiaste de faire passer son discours dans un équilibre parfait.  Le mariage du calme et du dynamisme produit  un effet étonnant sur les interlocuteurs.
 
Le corps et son comportement
Le « mieux être » doit intégrer le comportement du corps comme  l'accompagnement de l'esprit calme. Le corps parle autant que la parole et le verbe. L'observation du corps par tous les publics correspond à 57% de son attention. Si l'on s'ennuie devant des corps figés derrière des pupitres ou des bureaux, on ne peut adhérer spontanément aux paroles prononcées. Dynamiser ses gestes par des mouvements harmonieux et larges, ouvre le potentiel de l'énergie et de la vitalité du corps. En retrouvant des gestes, des mouvements, des déplacements ouverts le communicant se sent mieux. Par identification, ceux et celles qui les écoutent ressentent cette harmonie, cette facilité à se mouvoir.
 
La voix, l'énergie vitale
Le « mieux être » doit rencontrer l'espace du son qui libère, qui entraîne ou produit un malaise. Les personnes prises de panique ne peuvent laisser échapper un son. D'autres vont hurler. Mais, quels que soient les réactions, le son sera la manifestation de notre propre énergie. Dans notre société (bien éduquée), il ne faut pas élever la voix et l'énergie du son est pratiquement absente. Elle est feutrée, tournée vers l'intérieur, on garde tout pour soi. S'entraîner à diffuser le son, à ressentir ces vibrations dans tout son corps, à jouer avec  les modulations permets à notre énergie de circuler. Si la voix est libre, les mots l'habilleront d'une façon élégante ou puissante. Ils influenceront alors un auditoire séduit.

Parole, corps et esprit
L'esprit clair et calme se libère du stress, et libère à leur tour les gestes et les mots.
Par cette harmonie de l'ensemble, la présence et le charisme se manifestent.
Le constat se vérifie. Le travail sur la communication s'inscrit dans un registre de bonne santé des communicants, de tout responsable qui doit se faire entendre et voir. L'acte de communiquer n'est plus anodin. Il ne ressemble pas à ces informations soutenues par des appareils de communication modernes et performants, qui provoquent, surtout une torpeur générale.
L'énergie étant communicative, ceux et celles qui observeront un programme de « mieux être » pour « mieux dire » séduiront et entraîneront leurs semblables, leurs collaborateurs et tous les êtres qui n'aspirent qu'à suivre des leaders authentiques, efficaces et sereins.

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