Que faire quand les besoins en trésorerie deviennent pressants ?

Définition et origine du besoin de trésorerie rencontré par les entreprises du fait de la conjoncture actuelle (désengagement des banques, manque de cash,...). Comment résoudre ce besoin de trésorerie et faire face au refus de la banque? Des solutions juridiques existent.

Qu’est-ce qu’un besoin de trésorerie ? On parle d’un besoin de trésorerie lorsque le solde du compte bancaire de l’entreprise est négatif. C’est ainsi qu’une entreprise manque de trésorerie lorsque les crédits et les avoirs dont elle peut disposer sont insuffisants pour payer à la date prévue ses fournisseurs, salariés ou autres créanciers (impôts, charges sociales …).  Quelle peut être l’origine du besoin de trésorerie ?
-  augmentation des stocks,
-  croissance rapide du chiffre d’affaires avec une marge commerciale insuffisante,
-  impayés de clients,
-  retards de paiements,
-  charges trop importantes,
-  nécessité de dépenses d’investissement,
-  activité déficitaire … Comment détecter un besoin de trésorerie ? Tout d’abord il convient de vérifier si les fonds propres et les dettes à long terme permettent de financer l’exploitation.
Ensuite, il est conseillé de tenir un tableau de bord comprenant les encaissements et les décaissements avec leurs dates d’échéances pour avoir une visibilité du besoin de financement. Comment résoudre un besoin de trésorerie ?
1.Préparer un compte de résultat prévisionnel ainsi qu’un plan de trésorerie prévisionnel au mois à 6 mois (idéalement à 1 an).
2.Identifier clairement les besoins en termes de financement (financement du poste client, du stock, décalage entre encaissements et décaissements) ou en termes d’allègement de la dette (renégociation d’un prêt ou de ses échéances).
3.Discuter de la situation avec son banquier. Comment gérer le refus de la banque ?
C’est à ce moment que le chef d’entreprise doit, s’il veut éviter de déposer son bilan, s’entourer des professionnels (avocat, administrateur judiciaire) qui vont l’aider juridiquement sans sa négociation avec la banque.
Des mécanismes tels que le mandat ad hoc et la conciliation ont pour objet de permettre à l’entreprise de négocier avec ses principaux créanciers en toute confidentialité et sous l’égide d’un mandataire ad hoc/conciliateur. L’avocat spécialisé en droit des entreprises en difficulté pourra utilement conseiller et assister le chef d’entreprise dans le cadre de la mise en place de ces procédures.
L’intérêt pour le chef d’entreprise de ces procédures, qui rappelons le sont totalement confidentielles, est de permettre la désignation d’un mandataire ad hoc/conciliateur de son choix qui sera chargé de négocier directement avec les créanciers choisis par le débiteur.
L’autorité morale du mandataire ad hoc/conciliateur, sa mission validée par le président du tribunal de commerce ainsi que le rôle de négociation de l’avocat permettent dans la majorité des cas de trouver des solutions amiables (moratoires, nouveaux crédits …) permettant d’assurer la pérennité de l’activité de l’entreprise.
Le chef d’entreprise est ainsi dégagé du poids des négociations parfois difficiles et tendues. En conclusion – La vigilance et la prévoyance du chef d’entreprise, combinée avec l’intervention de professionnels aptes à gérer les situations difficile voire de crise, lui permettront de gérer dans les meilleures conditions le besoin de trésorerie.

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