Prise de parole en public : développez votre capital sympathie

Les compétences techniques du dirigeant représentent certes une véritable valeur ajoutée pour l’entreprise, mais c’est surtout son style de management et sa façon de communiquer qui vont mobiliser et motiver ses collaborateurs, les poussant à donner le meilleur d’eux-mêmes au profit de l’entreprise.

Par une communication convaincante et percutante, le dirigeant va renforcer l’implication et la confiance et développer l’esprit d’équipe et d’entreprise.

La construction d’un solide capital-sympathie est la première condition d’une communication convaincante et percutante.

La notion de capital sympathie

Le capital sympathie représente l’ensemble des signaux verbaux et non verbaux positifs  dégagés par un individu et produisant ainsi, en situation de prise de parole, des émotions positives chez les autres (le public).

3 facteurs concourent à la construction de ce capital en situation de prise de parole

  • L’expression kinésique, autrement dit, tout ce que l’orateur propose à son public de voir pendant qu’il parle : au-delà d’un décor, au-delà de vêtements et d’accessoires, c’est une posture, ce sont des gestes, ce sont des expressions corporelles, c’est une grimace ou un sourire, c’est une façon de bouger et d’occuper l’espace… Lors d’une prise de parole en public, ces éléments visuels vont contribuer à hauteur de 55 % à la construction du capital-sympathie, et ce pendant les 2 premières minutes de l’intervention.
  • La variation prosodique (38 %) : le ton de la voix, l’articulation, le souffle, le rythme…
  • Les mots eux-mêmes (7 %) : ce qui renvoie au choix de ces mots, à la manière d’organiser leur utilisation (la construction des phrases)… et tout cela se doit d’être soigneusement préparé.
Ce qui importe alors, c’est de s’adapter à son interlocuteur (adapter la forme de son message tout autant que sa propre forme de messager)

3 écueils à éviter

  • Incohérence, quand la forme ne correspond pas à ce que l’on dit, au message, à la situation.
  • Incongruence, lorsque la forme ne correspond pas à la forme de notre interlocuteur.
  • Dissonance, lorsque deux postures « partielles » viennent en opposition et/ou lorsqu’une posture vient parasiter un message : « Je me sens bien avec vous », avec des bras ouverts mais des jambes entortillées. 
Capital-sympathie, cohérence, congruence, consonance permettent ainsi au dirigeant de véhiculer une image positive et rassurante et de développer une communication managériale performante; et à partir de là, de partager et de faire adhérer ses collaborateurs à une vision, à une démarche, à une stratégie d’entreprise. 

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