Séduction, raison et intuition, le meilleur est toujours à venir !

Trouver un job se fait toujours avec une part de séduction. Qu'il faut laisser de côté avant de donner sa réponse à une offre. L'accepter fera appel le plus souvent à notre raison. Pourtant notre intuition devrait aussi parfois nous guider...

Quand on se lance dans une campagne de recherche d’emploi, on a en tête de séduire les personnes que l’on rencontrera au cours du processus de sélection ; de les séduire, de les convaincre et aussi de les rassurer. Pour décrocher le job de ses rêves.
De la même façon, l’entreprise, quand elle est très intéressée par le profil et la personnalité d’un ou d’une candidate, fera tout pour attirer cette personne et la convaincre de la rejoindre.

Séduire est donc un jeu à double sens dès lors qu’il y a intérêt des deux parties

Il y a pourtant un moment où il est essentiel de quitter ce mode de la séduction pour commencer à créer une vraie relation de travail. Curieusement peut être, ce moment se situe avant de prendre la décision de rejoindre ou pas cette entreprise.

Pourquoi ?

Quand l’entreprise veut vraiment qu’un candidat la rejoigne, que ce soit parce que le  poste est vacant depuis longtemps ou a vu passer plusieurs titulaires, parce que ses compétences sont rares sur le marché, parce qu’un décideur a vu des dizaines de candidats sans trouver la perle rare au grand dam de la DRH, bref quand l’on semble être celui ou celle qu’il faut absolument embaucher, certains interviewers, plus généralement opérationnels il est vrai, n’hésiteront pas à "survendre" le poste ou son contexte ou ses enjeux ou l’ensemble. Et l’on peut être séduit(e) à tort.
Un moyen pour se faire une opinion réellement fondée est de demander, une fois l’offre reçue, un dernier entretien à son patron opérationnel et d’en faire une vraie séance de travail pour lui présenter :
  • ce qu’on a compris du poste,
  • ce qu’on prévoit de faire pendant les 100 premiers jours (ou après les 100 jours si par chance cette entreprise demande à ses nouveaux collaborateurs de rester uniquement en observation durant cette période – situation hélas exceptionnelle),
  • comment on présentera son rapport d’étonnement,
  • ce qu’on se fixe comme objectifs à 6 et 12 mois.
Bref, commencer à travailler avec son potentiel futur patron pour qu’il sorte de la posture de séduction et adopte celle du manager.
A l’issue de cet échange, vous imaginez vous travailler avec cette personne ? Avez vous apprécié son écoute, sa façon de vous challenger, son ouverture à vos idées ? A-il(elle)-été intéressé(e) par vos propositions ? Cela lui semble-t-il répondre à ses attentes ? Vous êtes vous senti(e) à l’aise ? Autant de questions dont les réponses seront des indicateurs de la qualité de votre future relation.

Et puis, écoutez vous

Au cours de notre vie professionnelle, nous vivons des situations plaisantes et d’autres qui le sont moins. Nous rencontrons des dizaines voire des centaines de personnes, avec lesquelles nous nous entendons plus ou moins bien. Notre mémoire a stocké ce qui nous a plu et ce qui ne nous a pas plu. Sans rationnel. Sans explication. Et le plus souvent inconsciemment.
Au cours du processus de recrutement, il se peut que nous ayons quelques « alertes » lors des discussions avec les différents interviewers. Mais ces « alertes » n’ont rien de rationnel. Et il se peut que l’on soit dans l’urgence de trouver un nouveau poste.
Que l’on soit en fin de droits, que l’on ait un contexte personnel qui nous y pousse, qu’on ait besoin de travailler pour se sentir bien socialement, quelle que soit la raison, nous aurons le plus souvent tendance à ignorer ces alertes. Et si nous recevons une offre pour ce poste, et une seule, nous l’accepterons. Nous ferons le meilleur choix possible à ce moment là.
Certains pourtant écouteront ces alertes. Pour faire ensuite appel à la raison, à leur esprit cartésien, pour dresser la liste des + et des – que présentent ce poste, cette entreprise, ce patron etc. Au final, dans notre culture française, ils finiront par se dire qu’il faut être plus fort que çà, que l’on doit dépasser quelques désagréments. Pourvu qu’on ait un job.
Et pourtant ! Prendre du plaisir dans son job, surtout quand il est nouveau, est essentiel à notre performance.  Et donc à notre devenir dans l’entreprise. Alors il ne faut pas hésiter à suivre son intuition et choisir selon son cœur.
A un certain niveau de poste dans l’organisation, il n’y a plus de rationnel dans les décisions de se séparer de quelqu’un ; alors ne mettons plus de rationnel dans notre décision de rejoindre une entreprise et écoutons notre instinct !
Si une petite lumière rouge se met à clignoter dans votre esprit quand vous recevrez votre proposition, suivez là. Et continuez à chercher LE poste. Le meilleur est toujours à venir !

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