Transformer la Finance : pourquoi la rupture est plus facile qu’il n’y parait

Changer peut être une décision parfois très difficile à prendre. Que l’on opte pour une méthode radicale ou que l’on préfère la méthode douce et progressive, le résultat final est le même. Si cela ne fonctionne plus, il faut se résoudre à changer.

Il en va de même lorsque les choses ne fonctionnent plus avec votre système financier. Cela arrive assez fréquemment. Depuis le début du nouveau millénaire, les directions financières ont pris des mesures pour devenir des partenaires stratégiques pour leurs organisations. Si beaucoup réussissent à clore leur livre plus rapidement, si certains réfléchissent à la façon d’améliorer l’efficacité des transactions, des processus, de la conformité ou encore du contrôle, force est de constater qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre le niveau de partenariat stratégique souhaité. Pour quelle raison ? La Technologie.

 

Nombre de systèmes de gestion financière ont aujourd’hui vingt-cinq ou trente ans d’âge. Que les directions financières considèrent la technologie comme un risque ou comme une opportunité, la vérité est que beaucoup de responsables financiers ne sont pas satisfaits des performances que fournissent actuellement leurs systèmes hérités du passé.

 

Dans une enquête récente réalisée par CFO Research auprès de cadres financiers, près de 41 % estiment que leurs équipes dirigeantes ne peuvent pas accéder aux données dont elles ont besoin au moment où elles en ont besoin. Près des deux tiers expliquent que leurs systèmes d’information sont redondants et complexes, et que les données financières utilisées pour la prise de décision ne sont pas aussi utiles qu’elles devraient l’être[1].

 

Cela n’est pas vraiment surprenant lorsque l’on considère que pour apporter de la flexibilité, les éditeurs de systèmes historiques n’ont su proposer qu’une myriade d’options de personnalisations. Le prix à payer pour cette "flexibilité" étant une infrastructure gourmande en termes de gestion et de ressources, sans parler des coûts et de l’incroyable complexité dans la maintenance.

 

Ces systèmes financiers traditionnels ont été conçus avant tout pour la comptabilité, et non pour la gestion financière. En conséquence, avec l’évolution et les changements qu’ont connu les directions financières, il a fallu ajouter à ces systèmes de nouveaux outils, rendant le tout encore plus complexe, créant des risques supplémentaires d’erreurs et réduisant les capacités de contrôle des données utilisées pour prendre des décisions.

 

Aujourd’hui, les nouvelles technologies, comme le cloudcomputing et la technologie In-Memory, deviennent la norme. Elles fournissent à la Finance des informations plus rapidement et plus efficacement. Elles permettent de consolider les états financiers en temps réel, sans nécessité d’ajout d’un entrepôt de données ou des outils de business intelligence. Elles aident également le secteur à devenir plus flexible et plus agile lorsque les besoins de l'entreprise nécessitent de changer les processus et de renouveler les produits, les services et les opérations à la volée.

 

Traditionnellement, la fonction financière est réticente à la prise de risques. Pendant de nombreuses années, les services proposés par les ERP ont répondu acceptablement aux besoins des équipes financières mais que très partiellement aux besoins des autres acteurs majeurs de l’entreprise. Les règles du jeu ont changé. Il suffit aux équipes Finance d’observer l’évolution du côté de leurs collègues des Ressources Humaines pour constater à quel point la technologie peut changer la donne.

 

Les responsables RH visionnaires se sont tournés vers le cloud afin de gérer leurs effectifs plus rapidement et de manière plus pertinente. Ils profitent du Big Data en temps réel pour identifier les opportunités et relever les défis qui étaient auparavant difficiles à percevoir ou à comprendre. Libérés des complexités et des coûts associés à la maintenance et à l’évolution des anciens systèmes sur site, les RH se concentrent désormais sur de nouveaux moyens pour soutenir la croissance des activités.

 

Un accès plus rapide aux données permet à la Finance et aux opérationnels de collaborer plus étroitement, et de réduire le temps passé à les collecter et les compiler. La Finance peut alors passer plus de temps à assurer une aide à la décision plus performante. Le cloud permet d’unifier et de centraliser les données de l’entreprise, les utilisateurs sont ainsi assurés de tous travailler à partir des mêmes données et de toujours avoir les informations les plus à jour.

 

Il est temps pour la Finance d’élever son niveau de jeu. Grâce à l’émergence des systèmes de gestion financière basés dans le cloud, elle dispose de tous les outils nécessaires pour travailler plus rapidement et plus intelligemment, et devenir un partenaire infiniment plus stratégique. Dans cette perspective positive, le changement qui s’impose n’est finalement pas si difficile.


[1] Research Summary: Intelligent Finance Organizations, CFO Research 2015.

Autour du même sujet