Un régime de retraite spécifique aux cadres
Le statut cadre ou non cadre détermine le régime de retraite du salarié du secteur privé. Les salariés non cadres cotisent à une caisse Arrco, organisme qui gère leur retraite complémentaire (tranches A et B). Les salariés cadres cotisent d'une part à l'Arrco en tranche A pour la partie de leur rémunération inférieure au plafond de la sécurité sociale (2.773 euros par mois en 2008, chiffre actualisé Plafond sécurité sociale), et d'autre part à l'Agirc, en tranche B, pour la partie de leur rémunération qui dépasse ce plafond. Or l'affiliation à ce régime de retraite des cadres sur une durée suffisante permet d'obtenir une pension très significativement supérieure à celle de la sécurité sociale. En revanche, s'il n'y a pas (ou peu) de salaire en tranche B, la cotisation est alors forfaitaire - c'est la Garantie Minimale de Points - et peu génératrice de droits.
| Revers de la médaille : les prélèvements sont plus élevés |
De plus, les non cadres qui ont un salaire mensuel moyen supérieur d'au moins 10 % au plafond de la sécurité sociale sont "assimilés cadres" et cotisent donc à la retraite des cadres.
Des cotisations salariales et patronales plus élevées
Revers de la médaille : les prélèvements sont plus élevés pour l'entreprise comme pour le cadre. La cotisation retraite cadre, obligatoire, est partagée entre l'employeur et le salarié dans des proportions respectives de 60 % / 40 %. Et pour le régime Agirc, l'employeur prend en charge 62,5 % de la cotisation, contre 37,5% pour le salarié. En pratique, à salaire brut égal, l'application de la cotisation retraite aboutit à un salaire net plus bas pour le cadre que pour le non cadre. Mais au bout du compte, à une meilleure retraite.
Des régimes de retraite supplémentaires
Facultative, une cotisation à un régime supplémentaire - ou "surcomplémentaire", s'ajoutant au régime complémentaire Agirc - pourra encore augmenter cette pension de façon substantielle. Seule condition à cela : que l'employeur ait pensé à le proposer au salarié. De même que pour la cotisation à l'Agirc, débuter le plus tôt possible est toujours préférable pour le salarié.
Un régime de prévoyance prévu pour les cadres
Le passage au statut cadre s'accompagne également de l'affiliation à un régime de prévoyance cadre. Au minimum, l'entreprise doit cotiser au taux de 1,5 % sur la tranche A du salaire. Il s'agit au minimum d'une assurance décès, à laquelle viennent souvent s'ajouter indemnités journalières et rente d'invalidité. En pratique, on observe fréquemment un taux légèrement supérieur à 1,5 %.