Revendeurs, distributeurs : agissez contre le piratage de logiciels !

Chacun sait que le piratage de logiciels engendre un manque à gagner pour les développeurs et les éditeurs. Ce que beaucoup ne voient pas, en revanche, c'est que les distributeurs et revendeurs subissent eux aussi un préjudice considérable.

En France, près de la moitié des logiciels installés sont des copies illicites, c’est-à-dire sans licence valide. Chacun sait bien qu’il en résulte un  manque à gagner pour les développeurs et les éditeurs de logiciels.

Ce que beaucoup ne voient pas, en revanche, c'est que les distributeurs et revendeurs de logiciels subissent eux aussi un préjudice considérable :

  1. Pour 1 euro consacré à l'achat d'une licence de logiciel, on estime que 3 à 4 euros vont à la distribution et aux prestations de services. Quand le logiciel est volé au lieu d'être acheté, cette valeur supplémentaire n'est pas créée.
  2. Selon une étude du cabinet IDC publiée en janvier 2008, une réduction de 10 points du taux de piratage en France, étalée sur quatre ans, pourrait renforcer le secteur informatique, générer 14 465 nouveaux emplois. Elle injecterait 6 milliards d'euros dans l'économie et générerait environ 1,9 milliards d'euros de recettes fiscales supplémentaires.
  3. Le commerce et l'utilisation de logiciels piratés constitue une concurrence déloyale néfaste pour la dynamique et l'équilibre économique. Ce marché échappe en outre à toute obligation sociale ou fiscale.
  4. Les efforts des distributeurs et revendeurs investis dans l'information, la promotion et la formation aux produits logiciels ne sont pas rentabilisés.  
Le piratage n'affecte pas seulement les professionnels du logiciel. D'un point de vue économique, la distribution informatique participe à un écosystème local. Cette activité s'inscrit dans la vie des affaires d'une ville, d'une région. Inéluctablement, le piratage affaiblit l'économie locale en réduisant le nombre d'acteurs par rapport au potentiel du marché. Le maillage de compétences devient moins dense et l'emploi peut être affecté.

La collectivité est aussi spoliée directement par le fait que l'achat de logiciels illicites ne contribue pas aux recettes fiscales. Le moment est venu, les moyens existent.

Récemment encore, les pirates bénéficiaient d'une certaine sympathie dans l'opinion publique. Aujourd'hui, la société prend mieux conscience de leur effet parasitaire et n'est plus aussi indulgente avec la concurrence déloyale, la tromperie et le vol.

Le moment est venu d'agir contre le piratage.

Agir, très bien, mais comment ? Distributeurs et revendeurs peuvent jouer un rôle essentiel. Partenaires irremplaçables des éditeurs, présents auprès des utilisateurs, ils sont souvent les mieux à même d'identifier les pirates qui font commerce illégal de logiciels mais aussi d'aider les entreprises qui utilisent des copies illicites de logiciels.

Pour eux, aider à éradiquer le piratage n'est pas seulement un acte d'autodéfense : c'est un service à rendre à l'ensemble de la chaîne du logiciel, y compris à leurs clients, conformément à leur mission de conseil et d'assistance.

Les guides et les outils d'inventaire de logiciels disponibles sur le site Web de la Business Software Association (www.bsa.org) pourront les aider dans cette démarche d'accompagnement de leurs clients. En avant-vente, ils peuvent faciliter le diagnostic de l'existant. Proposés aux clients existants dans une démarche de prévention, ils contribuent à l'instauration d'une relation de qualité ; ils peuvent aussi être le support de services à valeur ajoutée.

Le guide SAM (Software Asset Management) par exemple, est un guide tout à fait adapté pour aider et accompagner les entreprises dans la bonne gestion de leurs actifs logiciels. Didactique, ce guide reprend les termes un à un, de la définition de ce qu'est une licence logicielle, aux bonnes pratiques à mettre en œuvre : comment gérer un logiciel, comment faire l'inventaire de son parc logiciel, quels sont les avantages de la conformité, quels sont les risques liés aux copies non conformes, etc.

Avec des outils tels que celui-ci, les entreprises peuvent véritablement contrôler leurs actifs logiciels et prendre des décisions avisées. Le tout sans la moindre interférence entre leurs clients et eux puisque ces outils ne donnent lieu à aucune remontée d'information vers BSA.
 
N'hésitez pas à vous rapprocher de vos partenaires éditeurs pour participer activement à la mise en œuvre d'actions de valorisation des actifs logiciels et à utiliser pro activement les outils et guides gratuits proposés par la BSA. En prenant une part active dans la lutte contre le piratage de logiciels, vous contribuerez à créer un environnement sain, libre de toute concurrence déloyale, pour que le secteur informatique bénéficie dans son ensemble des effets positifs et rentables de la réduction du piratage de logiciels en France. Rendez-vous sur www.bsa.org/france.

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