SEO Campus 2013, ou comment le netlinking a évolué après Google Penguin Désavouer ses liens toxiques : utile ultime recours ?

sébastien bulté, consultant seo de l'agence résonéo.
Sébastien Bulté, consultant SEO de l'agence Résonéo. © JdN

Et si, malgré tout, le netlinking déclenche tout de même une pénalité ? La conférence "Un lien vaut mieux que deux tu l'auras", présentée par Sébastien Bulté, consultant SEO  de l'agence Résonéo, a abordé cette question, en se focalisant surtout sur l'outil de désaveu des liens proposé par Google depuis octobre dernier.

Un outil qui a certes "changé le paysage du SEO" en permettant de demander à Google de ne pas tenir compte de certains liens entrants, mais qui n'est pas, selon le consultant de Résonéo, un outil à utiliser à la légère. Loin de là, c'est même plutôt "un outil de dernier recours", souligne-t-il.

"Liens factices" : alerte, analyse et résolution via Google Webmaster Tools

Avant de se servir de l'outil de désaveu de Google, il y a de nombreuses étapes. Recevoir un message d'alerte via Google Webmaster Tools au sujet de "liens factices" pointant vers le site est souvent la première. Ensuite, "subir une pénalité en soi ne suffit pas, le trafic doit aussi être impacté", ajoute Sébastien Bulté.  

En cas d'alerte, il faudra analyser les liens et juger de leur éventuelle toxicité, grâce à des outils tiers comme Ahrefs ou Majestic SEO, ou même grâce à Google Webmaster Tools, qui propose depuis quelques mois de télécharger un grand nombre de liens pointant vers le site au format csv.

La définition officielle de Google au sujet des "systèmes de liens" et des backlinks factices (liens achetés, pour manipuler les moteur ou encore générés automatiquement) ne satisfait cependant pas totalement le consultant. "L'emplacement des liens, leur fréquence ou leur incohérence sémantique" sont aussi des pistes à étudier à ses yeux .

Ce que fait Google des sites désavoués

Une fois des liens toxiques repérés, il est possible, avant d'utiliser l'outil de désaveu, de tenter de demander de les enlever aux webmasters concernés. Une fois le nettoyage réalisable achevé, il faut envoyer à Google une demande de réexamen qui prendra plusieurs semaines. Et si le réexamen ne lève pas la pénalité, il est possible de recommencer l'opération avec un nouvel audit des liens, précédant un autre réexamen. "L'outil ne sera utilisé qu'après, en ultime recours", conseille Sébastien Bulté

Cet expert, comme beaucoup d'autres, se demande cependant quel sort réserve Google aux sites souvent désavoués par son outil. Car si cette fonctionnalité de désaveu peut aider à lever une pénalité, "elle envoie aussi des informations susceptibles d'aider Google à affiner son algorithme", rappelle Sébastien Bulté.

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